Hart of Dixie // Saison 1. Episode 6. The Undead and the Unsaid.
Quand la pauvrette Hart of Dixie débutait en septembre dernier sur The CW, je l'affublais d'un des pires titres qu'il soit : l'un des pires pilotes de la saison. Six épisodes plus tard, l'humour
pris le dessus sur ces intrigues de médecine aussi chiante qu'un moustique, et la série a gagné à la fois une grande gentillesse mais aussi un côté jouissif ambivalent. Car le but même de Hart of
Dixie est de divertir, divertir un public qui ma foie est pour le moment présent - sauf pour cet épisode réalisant l'un des pires scores de la série -. A la demande expressif et sous-entendue
d'un de mes lecteurs, je vais vous parler de George, le fiancé de Lemon. Ce personnage m'était antipathique au début de la série, et pire encore : je sais que je déteste l'acteur. Non pas que
c'est à cause de son personnage dans Friday Night Lights - et pourtant son personnage dans The Good Wife n'était pas ennuyeux -. George et Lemon veulent donc acheter la maison de leurs rêves sauf
que Lavon ne veut pas car c'est une propriété historique de Bluebell.
Derrière cette intrigue de bas de laine se cache quelque chose de plutôt intéressant, notamment pour Lemon. Cette dernière ne manque pas d'intérêt pour une fois bien qu'elle semble plus
passionnante en duo avec George qu'avec d'autres personnages. C'est le problème de Jaime King, je n'ai toujours pas trouvé la bonne fréquence pour capter ce qu'elle nous raconte. C'est trop
inutile et parasite pour mes oreilles - et les yeux accessoirement -. George est donc là pour un peu sauver l'intrigue de ce personnage malgré sa petite présence. Je suis pas fan, mais je
commence à bien mieux apprécier ce personnage. Pendant ce temps Zoe a un accident, Zoe voit des fantômes, Zoe a la visite de sa mère, Zoe… Zoe et encore Zoe. Ah, la petite Zoe Hart sera sûrement
l'atout une fois de plus de l'épisode. Dans cette série elle s'en donne à coeur joie. Sa folle nuit fantomesque était un pur moment de bonheur. Rare sont les séries qui sont aussi funs de nos
jours.
Mais ce n'est pas tout car elle veut aussi retrouver un homme qui parait-il serait mort, alors qu'en fait ce n'est pas le cas. L'intrigue est loin d'être subtile, et le scénario est
troué mais malgré ça, l'ambiance se place plutôt bien. D'ailleurs, c'est ce que fait que Hart of Dixie est presque attachante, petit à petit on se laisse prendre par cette petite bourgade des
Etats-Unis qui sort presque d'une autre galaxie. Les dialogues sont sirupeux et débiles parfois, mais sans être intelligente la série sorte de son chapeau magique quelques bons éléments plaçant
des intrigues plus sérieuses et loin des mimétismes du pilote. Alors on peut dire que Hart of Dixie a bien évoluée, ce n'est pas la meilleure série de The CW, mais elle se fait petit à petit une
place pour reprendre le flambeau des séries de fun et de divertissement que l'on a délaissé depuis trop longtemps.
Note : 7/10. En bref, quand la série nous fait part de son absurde Rachel Bilson bien drôle, c'est trop bon.
