Magazine Journal intime

Musées d’Extrême-Orient

Par Nicolas Chappuis

Les Musées d’Extrême-Orient se composent de la Tour Japonaise, du Pavillon Chinois et du Musée d’Art Japonais situés à Laeken.

Cet ensemble exotique que forment la Tour japonaise et le Pavillon chinois avec ses dépendances, compte parmi les dernières grandes réalisations architecturales voulues personnellement par le roi Léopold II qui était un grand amateur d’art oriental.

Ils sont l’oeuvre de l’architecte français Alexandre Marcel.

A noter que ces édifices n’ont d’oriental que leur aspect extérieur : les principes de constructions en sont européens et les matériaux belges; quant aux décors, ce sont des créations d’artistes parisiens.

Néanmoins pour que les trois bâtiments aient un cachet d’authenticité, ils ont été pourvus d’un habillage exécuté tout exprès en Extrême-Orient. Ainsi, pour la Tour japonaise, les éléments ornementaux liés à l’architecture proviennent de Yokohama et le porche – conçu pour une attraction de l’Exposition universelle et internationale de Paris (1900) a été commandé à Tokyo.

Pour la partie chinoise, les boiseries polychromes du kiosque et du bâtiment principal ont été réalisées à Shanghai.

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La Tour japonaise fut inaugurée en 1905, et le complexe chinois se trouva achevé en 1910. L’Etat, qui les reçut en héritage, allait en 1921 en confier la gestion aux Musées royaux d’Art et d’Histoire.

En raison de leur caractère particulier, ces bâtiments témoignent donc des rapports économico-culturels du XXe siècle débutant entre l’Europe et l’Extrême-Orient. Aujourd’hui, leurs collections permanentes assument le même rôle.

Ainsi la Tour japonaise présente des porcelaines décoratives réalisées pour l’Europe entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle, de même que des articles d’art décoratif japonais tant admirés aux Expositions universelles, dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

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Quant au Pavillon chinois, il détient d’importantes collections qui déclinent toute la gamme de la production porcelainière chinoise destinée à l’Europe, aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par le biais des Compagnies des Indes.

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La dépendance du Pavillon chinois accueille le Musée d’art japonais comprenant les collections d’art japonais classique conservées par les Musées royaux d’Art et d’Histoire. Elles témoignent de la maîtrise des Japonais acquise notamment dans les arts du métal, de la laque, de la peinture, de la xylographie, du textile, de la céramique et de la sculpture.

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Ces élégantes constructions asiatiques offrent donc un véritable dépaysement en plein Bruxelles.


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