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Animaux féroces de l'enfance

Publié le 28 février 2008 par Vanessav
En proposant le thème des animaux féroces aux Passeurs d'imaginaires, je pensais surtout aux loups de mon enfance. Ces animaux qui ne m’ont jamais fait peur, que je voulais à tout prix connaître, côtoyer, suivre au plus profond des forêts. Je pense que mon affection pour ces mammifères date de mes 9 ans : période où ma maman est revenue d’un voyage en Laponie avec un huskie, couleur fauve et non noir et blanc, et si sauvage par rapport aux autres « chiens »…il a fallu l’apprivoiser et lui apprendre à ne pas avoir peur de la rue, des voitures, de la radio, de la télé….la cause de mes lectures enfantines (« Croc blanc » et autre). Je me suis rêvée avec eux, adoptée dans leur meute. (Il va falloir que je voie deux films d’actualité à ce sujet !). Alors oui, je pensais au loup, il ne m’a jamais été présenté comme méchant. Je ne sais pas si « Le petit chaperon rouge » ou « Les trois petits cochons » m’ont été contés très petite mais je me disais que s’ils étaient croqués c’est qu’il l’avait cherché. J’enviais ce regard persan, quelque fois d’or, ce besoin ultime de ne pas être proche des hommes, de les craindre mais de pouvoir les tuer pour la survie. Je me rêvais enfant sauvage avec des animaux pas de nos contrées, je dessinais tous les animaux que j’aurais aimé compter parmi mes amis.


*source illustration Edward DETMOLD, il faut aller voir l’illustration de Mowgli et Bagheera
Ce ne sont pas eux qui m’ont le plus touchés dans « Le livre de la Jungle » de Rudyard KIPLING mais bien Bagheera, la panthère noire. Au début, ce devait être une femelle pour moi. Le prénom ne m’apparaissait pas très masculin. Bagheera, panthère en Hindi, m’est maintenant très masculin, depuis l’adolescence, une ombre sauvage, rusée, puissante. Beaucoup plus ambigüe que les autres, c’est l’animal qui se défit le plus des hommes.


*source illustrations Paul JOUVE avec Mowgli ici sans là
Les animaux de KIPLING m’ont aussi suivi autrement, par des « seconds rôles » dans ses « Histoires comme ça ». Par exemple ce Petit Porgies, illustré par KIPLING lui-même, très secondaire dans « Le papillon qui tapait du pied ».


Il fait l’office d’un encart particulier :
« Ca,

C’est le portrait de l’Animal qui sortit de la mer et mangea toute la nourriture que Suleiman-bin-Daoud avait préparée pour tous les animaux du monde. C’était un très gentil Animal, et sa maman en raffolait autant que de ses vingt-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf frères qui habitaient au fond de la mer. Tu sais que c’était le plus petite de tous. Aussi l’appelait-on Petit Porgies.
Il mangea toutes ces caisses et (…) »

Sans oublier ces animaux féroces qui paraissent placides : une tortue géante ou une raie manta. Je n’arrive pas à retrouver les références de cette histoire de jeune fille qui part pêcher sur le dos de la raie en Polynésie mais l’histoire de la tortue géante est dans « L’enfant qui parlait aux animaux » de Roald DAHL. Immense tortue, capturée vivante et basculée sur la carapace aux rivages, elle est prévue pour le déjeuner dans un hôtel. Elle se débat férocement pour sa vie, bouge frénétiquement son cou immense et sa tête reptile aux risques de se faire arracher un bras. Un enfant, David, qui sait parler aux animaux, la sauve et s’enfuit avec elle par les mers.

*source illustration Quentin BALKE
Même à 15/16 ans, je me rêvais en une Tippi même un peu plus sauvage que l’originale…


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