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DÉMOGRAPHIE MÉDICALE: Les régions qui attirent et celles qui refroidissent – Conseil national de l’ordre des médecins

Publié le 15 novembre 2011 par Santelog @santelog

Alors que 58% des Français renoncent aux soins pour des raisons de délais d'attente, en particulier pour consulter certains spécialistes et que 87% sont pessimistes pour l'avenir de l'accès aux soins, le Conseil national de l'ordre des médecins CNOM, publie, comme chaque année, son Atlas de la démographie médicale. Un Atlas qui met en lumière, à nouveau, cachées par une densité moyenne de 4,4 médecins généralistes pour 5.000 habitants, de grandes disparités infra et extra-régionales, par mode d'exercice et une relève modérée de médecins adoptant le mode d'exercice libéral.


DÉMOGRAPHIE MÉDICALE: Les régions qui attirent et celles qui refroidissent – Conseil national de l’ordre des médecins
DÉMOGRAPHIE MÉDICALE: Les régions qui attirent et celles qui refroidissent – Conseil national de l’ordre des médecins
Une nouvelle édition des Atlas régionaux de la démographie médicale, réalisés à partir des chiffres issus des tableaux des Ordres départementaux au 1er juin 2011, qui présente pour la première fois une analyse fine des données démographiques à l'échelle des bassins de vie. Des informations précieuses pour les Agences régionales de santé (ARS) désormais en charge de piloter l'offre sanitaire au niveau régional.


Les disparités entre départements d'une même région en matière d'attractivité et d'accès aux soins se renforcent : L'exemple le plus flagrant, l'Ile-de-France avec Paris qui concentre 47,2% des nouveaux médecins inscrits alors que le département de la Seine-et-Marne n'en dénombre que 4%. Des disparités lourdes de conséquences sur l'accès aux soins.


De la formation à l'exercice : C'est un indicateur de la stabilité régionale des médecins, de leur formation à leur installation. Certaines régions, comme la Franche-Comté forment leurs médecins et les conservent, ce qui traduit l'attractivité de la région. À l'opposé la Bourgogne ne « conserve » que 47% de ses médecins formés.


De plus en plus de médecins nous viennent de l'étranger, et c'est probablement la grande piste de solution pour réduire le problème des déserts médicaux. Ainsi, en 2011, 41% des médecins nouvellement inscrits pour la première fois à l'Ordre ont obtenu leur diplôme hors de France.


Une densité moyenne de 4,4 médecins généralistes/5.000 habitants mais qui dissimule là encore de grandes disparités. Ainsi, à densité quasi-équivalente (4,6), la région Limousin ne dénombre que 28% de bassins de vie en danger alors que la région Rhône-Alpes en recense 50%.


Une moyenne d'âge des médecins généralistes libéraux en hausse dans les bassins de vie à faible densité. Une menace pour ‘accès aux soins, en particulier dans certaines régions, où, certaines spécialités ne voient pas arriver une nouvelle génération.


L'exercice libéral fait peur : Moins d'un médecin sur 10 nouvellement inscrit au tableau de l'Ordre se tourne vers une activité libérale. Paris n'attire ainsi que 6,7% des jeunes médecins à exercer en secteur libéral. Mais dans quelques régions, comme l'Auvergne, les signaux sont positifs avec un taux important de nouveaux entrants en exercice libéral exclusif. Dans ces régions, les jeunes médecins nouvellement installés se déclarent très satisfaits de leur mode d'exercice et sont prêts à recommander à leurs jeunes confrères de s'y installer.


Source : CNOM Nouvelle édition des Atlas régionaux de la démographie médicale


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