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La Chine et la dette européenne, Norvège, Brésil, crise financière et santé

Publié le 15 novembre 2011 par Plusnet

Soutien à la chinoise

Le gouvernement chinois se dit prêt à acheter des titres de la dette souveraine de pays européens en difficulté, mais en imposant des conditions dignes du Fonds monétaire international.
Le mois dernier, le premier ministre Wen Jiabao avait laissé entendre que la Chine serait disposée à renflouer la Grèce et les autres pays européens en échange d’une libéralisation des échanges avec l’Union européenne. Cette fois, le ministère des affaires étrangères a déclaré que Pékin se contenterait de mesures d’austérité dans les pays concernés. Cela signifie que la Chine est prête à acheter des obligations grecques à la condition qu’Athènes réduise le nombre de fonctionnaires.
(« Off the rails », China Economic Review, 21 octobre 2011.)

Le travail sans papiers

Le conseil municipal de Trondheim, en Norvège, attribue des permis de travail aux sans-papiers et aux demandeurs d’asile.
Le conseil municipal de Trondheim force la main du gouvernement [de gauche] pour qu’il change en profondeur sa politique d’immigration et les lois concernant le droit d’asile, en faisant voter dans la nuit de jeudi [29 septembre] à vendredi [30 septembre] un nouveau règlement permettant aux sans-papiers et aux demandeurs d’asile d’obtenir un permis de travail en attendant que leur cas soit traité. Les sociaux-démocrates de Trondheim se mettent volontairement en totale opposition avec la politique gouvernementale. (…) La droite conservatrice et le Parti du progrès [droite], furieux, ont voté contre cette initiative et — paradoxalement — pris la défense du gouvernement.
(« Trondheim vil endre innvandringspolitikken », Radio NRK, 30 septembre 2011.)

Singulière union

Patrons et travailleurs, la main dans la main ? C’est en substance ce qu’ont annoncé la Fédération des industriels de l’Etat de São Paulo (Fiesp) et leurs alliés syndicaux au cours d’une conférence de presse.
[Le président de la Fiesp, M. Paulo Skaf,] a souligné que la réduction des taux d’intérêt — dans l’optique d’accroître la production et, par conséquent, la consommation — constituait une revendication commune des organisations patronales, des syndicats de travailleurs et de la société. (…) Selon Skaf, les divergences d’intérêts entre patrons et travailleurs sont minimes et seront facilement dépassées. « Nous devons changer de paradigme. Cette idée, selon laquelle nous serions divisés, profite surtout à ceux qui s’opposent au développement du pays. »
(« Fiesp e sindicatos trabalhistas lançam movimento conjunto contra juros altos », communiqué de la Fiesp, 18 octobre 2011.)

Hippocrate mutilé

Une étude scientifique a mesuré l’impact de la crise financière sur la santé de la population grecque.
Entre 2007 et 2009, on observe une augmentation importante du nombre de personnes indiquant qu’elles ne sont pas allées voir un médecin ou un dentiste, alors même qu’elles estimaient nécessaire de le faire. La raison principale de ce phénomène semble moins liée aux difficultés financières des patients (...) qu’à un problème au niveau de l’offre de soins : au cours de la période, les budgets des hôpitaux ont été amputés de 40 %, entraînant un manque de personnel et de matériel.
Source : Monde-Diplomatique
Union Révolution Citoyenne

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