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Caliméro avec particule

Publié le 22 novembre 2011 par Zappeuse

Caliméro avec particuleC’est un article du Courrier International n° 1098 (17-23 novembre) qui a attiré mon attention. Traduit du Wall Street Journal, il s’intitule « Le sang d’encre des sangs bleus », et ne manque pas d’ironie. On y apprend que les nobles, en France, sont désespérés. Unis en association d’entraide (ANF : Association d’Entraide de la Noblesse Française), ils tentent de s’intégrer dans le monde moderne sans déroger à leur rang.
Or, quand on est noble, on déroge en travaillant. Pas bien, ça, le travail. Un truc de roturier, de manant, de traîne-savate. Je connais pas mal de gens qui aimeraient bien commettre cette faute grave qui consiste à se lever à l’heure d’Audrey Pulvar le matin pour aller au turbin : on les appelle les chômeurs. N’empêche que, ces pauvres nobles qui n’ont plus que l’été pour rejoindre les terres et châteaux de leurs ancêtres, sont bien plus malheureux (certains n’ont que 20 chambres dans leur logis, ils se sentent à l’étroit, forcément).
Personne ne comprend leur désarroi ni ne pleure leur disparition. Parce-qu’ils disparaissent, et oui. Ça c’est la faute à la République : plus de roi, plus de noble. Logique. Et aussi la faute de leurs sottes de filles qui préfèrent se marier avec un roturier friqué plutôt qu’avec un aristo fauché. Du coup le nom se perd. Diantre ! Mais où va la France ?

—> Illustration : costume de cérémonie de la noblesse lors de la réunion des Etats-Généraux de mai 1789.



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