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Comment Facebook évalue ses salariés

Publié le 22 novembre 2011 par Patriceb @cestpasmonidee
Facebook Pour tous les responsables des relations humaines, Facebook devrait constituer un exemple à surveiller pour identifier les tendances du futur, non seulement en raison de son secteur d'activité mais aussi, et surtout, parce qu'elle est une des premières grandes organisations dont les effectifs (dont son CEO) sont majoritairement les "Générations Y" qui constitueront bientôt la majorité des salariés des entreprises.
Un article d'InformationWeek nous donne justement l'occasion de découvrir une partie des "techniques" de la jeune société, dans le domaine de la motivation et l'évaluation de ses collaborateurs. Au fil de son expansion, Facebook a déjà eu l'occasion de tester plusieurs approches : entretiens individuels réguliers, outil de "reconnaissance" mutuelle (développé en interne), abandon total des processus formels... Depuis un an et demi, c'est un mode mixte qui a été retenu, combinant revues semi-annuelles et suivi permanent.
La mise en place de cette démarche s'est accompagnée du déploiement d'un outil spécifique, Rypple, en partie conçu en partenariat avec Facebook et qui, tout naturellement, fait la part belle aux fonctions sociales. Par exemple, comme Kudos, que j'évoquais récemment, cette plate-forme permet à chacun de distribuer des "badges" (qui peuvent être spécialisés, par métier, par domaine...) à ses collègues, pour récompenser un succès ou une contribution appréciée.
Mais Rypple gère également les objectifs de chaque personne, dans un mode collaboratif favorisant des retours et commentaires "au fil de l'eau" (avec le manager ou les collègues). Le processus d'évaluation et l'accompagnement (coaching) des salariés deviennent ainsi continus, donc beaucoup plus efficaces. Dernière composante de la plate-forme (pour cette revue), les "Loops" fournissent une synthèse des résultats accumulés sur une période donnée (dans tous les domaines), utilisée lors des entretiens formels qui subsistent pour, notamment, attribuer les bonus.
A l'opposé des sétérotypes qui accompagnent souvent la caractérisation des "Générations Y" (égoïsme, impatience...), Facebook préfère souligner les qualités de ses troupes, qui peuvent passer des nuits entières sur leurs projets, sont prêtes à apprendre et cherchent à progresser, si elles sont suffisamment passionnées par leur travail. La possibilité de bénéficier d'une reconnaissance de leurs pairs et de recevoir commentaires et conseils, en permanence, comme le permet la solution de Rypple, participe évidemment à la motivation de ces collaborateurs. Et il y fort à parier que les générations plus anciennes pourraient y être tout aussi sensibles...

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