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Gérer la crise

Publié le 29 novembre 2011 par Pascal Boutreau

BlogEn préambule, petites modifications sur le blog avec le retour à la demande générale de Miss Loumiottes du player si ça vous dit de lire en musique (il y a bien sûr plusieurs titres dispo). D'autre part, je vais essayer de faire des news moins longues mais plus fréquentes...

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Et voilà un week-end et un début de semaine idéaux. D'abord la victoire de Roger Federer au Masters de tennis et ensuite le Stade de Reims qui perd à Clermont (ok, les Auvergnat(e)s, c'est pour vous, mais c'est quand même un Rémois qui a marqué, certes contre son camp, le seul but de la rencontre). Et de six pour Federer au Masters. Un record de plus pour the King... et sans manger de Kinder Bueno ! Avec son palmarès (70e victoire) mais surtout sa classe et ce qu'il dégage, Rodgeur est définitivement mon idole. Quant au Stade de Reims, avec un peu de bol, on fait nul lors de la prochaine journée contre Nantes et hop, on quitte le podium. Parce que monter en Ligue 1, ce serait certes sympa mais sans les sousous qui vont avec, ce ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour la suite. 

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Deux autres de mes idoles étaient à Cozumel, au Mexique, à l'occasion de l'Ironman. Ces deux idoles ce sont François Dubuc, alias Zarma, et Cyril Colle, alias le Vosgien, deux coéquipiers du Meudon Triathlon.  Un grand bravo à eux deux, tous les deux finishers, respectivement en 10h39' et 10h49'. A noter par ailleurs la belle performance de Trevor Delsaut, 6e. Laurent Jalabert était également au départ et a pris la 35e place (3h34' au marathon).

Brava aussi comme toujours à Cécile Bertin qui boucle à La Rochelle son 35e marathon en 3h47'. Son compte-rendu estcomme toujours à lire sur courir-au-féminin. (et maintenant pense à France Gall...)

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Une large part de hockey sur gazon. Du sport d'abord avec la fin de la première phase du Championnat (vous savez, celle qui ne sert à rien...). Lyon, Lille, Saint-Germain-en-Laye, le Racing, Cambrai et le Paris jean Bouin se sont qualifiés pour le Top 6 masculin. Du côté des fifilles où je suis allé voir dimanche le "choc" entre le Stade Français de Coco et Mumu face au Mérignac de Mamzelle Peg, six équipes sont également qualifiées pour la suite du Championnat à savoir Lille de Loulou et Bambi (8 victoires en 8 matches), Cambrai de Caro et Pif, Lambersart, Nantes, le Stade Français et bien entendu Mérignac !

Du côté des coulisses, beaucoup de choses se sont également passées ces dernières semaines. Pas toujours facile de gérer des situations de "crise" sportive. Pour faire court, après un Euro complètement raté où les Bleus n'ont pas remporté le moindre match, les rivalités se sont révélées au grand jour (ça se passe toujours comme ça). Une news absolument surréaliste avait alors été publiée sur le site de la fédé. Premier acte d'une "communication" des plus floues. Il y a quelques jours, l'entraîneur australien des Bleus, Scott Goodheart, a finalement décidé de démissionner et de rentrer en Australie après 3 ans à la tête de la sélection française (il a finalement été remplacé par Frédéric Soyez, ancien joueur des Bleus il ya encore peu et reconverti depuis deux saisons à la tête de Lille). Un départ qui s'ajoute en plus au changement de DTN après le départ de Frédéric Delannoy, remplacé depuis par Bertrand Reynaud, ancien entraîneur des Bleus, ensuite passé par Montrouge.

Eh oui, le "problème" des petits milieux comme celui du hockey sur gazon, c'est que le réservoir de cadres est limité et qu'au fil des ans, ce sont toujours les mêmes qui viennent, partent... et reviennent. Bref, il ne m'appartient pas de juger ici du travail de Scott comme entraîneur (on ne peut pas plaire à tout le monde surtout quand on arrive avec des méthodes et une mentalité qui tranchent avec ce que le milieu connaissait avant).

Le but est ici d'évoquer la façon dont cette crise sportive a été "gérée" d'un point de vue de la comm. Avec ma petite expérience des médias, dans ces cas là, le "silence radio" comme ce fut le cas lors de la démission du coach, n'est jamais la bonne solution. Autant être clair d'entrée en donnant sa version des faits. Cela suffit souvent à éteindre les incendies. Le silence est le plus souvent la meilleure façon de propager les rumeurs. Alors la chance du hockey, c'est qu'aucun média ne s'y intéresse (hélas) et qu'on peut donc faire sa petite cuisine dans son coin (faut bien que la non-médiatisation ait des avantages...). En gros, il aurait été plus simple de faire un communiqué après l'Euro pour expliquer les défaites, puis d'en faire un autre au moment du départ de l'entraîneur, en le remerciant pour son travail au cours de ces dernières années. C'est un peu faux-cul certes, mais ça marche.

Enfin, après le départ de Scott, un papier qui saluait l'ancien entraîneur avait été écrit sur le blog de l'équipe de France. Bizarrement, il a été retiré. Dommage et surtout inutile. Il aurait été élégant de le laisser. D'autant plus qu'il n'était en rien polémique et rendait juste un hommage à l'ancien entraîneur. Du coup, histoire que M. Google fasse son oeuvre quand des gens taperont "Scott Goodheart", je vous poste les extraits du papier qui rapportait quelques réactions après le départ du coach australien.

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Goodbye France! Merci Scott « Boncoeur »!

 L’entraineur de l’équipe nationale masculine a annoncé sa démission. Arrivé en juin 2008 pour coacher l’équipe de France masculine à la Celtic Cup à titre expérimental, il a fini par rester à Paris jusqu’au 31 octobre 2011 sur deux postes : entraineur national de l’équipe masculine et entraineur en chef du pôle France INSEP. Il aura totalisé 80 matches internationaux avec le collectif 2012 dont deux championnats d’Europe et un tournoi de qualification coupe du monde.

(…) Voici quelques témoignages de joueurs, entraineurs et collaborateurs de l’INSEP sur l’empreinte qu’il a laissée. Ancien joueur de l’équipe de France faisant partie du collectif de la coupe d’Europe 2009, Nicolas Monnier fut l’un des piliers de l’ancienne génération qui a pris à cœur de passer le témoin à la nouvelle génération. « Merci Scott d'avoir accepté le challenge de reprendre une équipe de France en fin de cycle pour reconstruire un groupe compétitif pour la campagne 2009, pour nous avoir donné la chance d'affronter les meilleures nations du top 10 mondial plus régulièrement, d'avoir créé l'INSEP Challenge, d'avoir poussé le hockey français à faire sa nécessaire (r)évolution pour atteindre ses objectifs olympiques. Le choc culturel « hockeyistique » fut intense mais vraiment enrichissant et nécessaire. J'ose penser, et j'espère, que ton travail avec cette jeune équipe portera ses fruits dans les prochaines années. Merci de ton énergie et de la confiance que tu as toujours accordée à tes joueurs. »

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Du côté justement de cette nouvelle génération : « C’était vraiment intéressant d’avoir un technicien d’une autre culture. Il nous a beaucoup apporté et je garderai en souvenir tous les matchs internationaux contre les meilleures nations du monde disputés pendant cette période. » Voici ce que Tom Genestet, joueur de l’équipe de France, fait ressortir de son expérience avec Scott. Son coéquipier, Valentin Migneau, également membre du pôle France affirme retenir un aspect majeur du discours australien : « The player is King ! » et ajoute : « c’est le joueur qui a toutes les cartes en main pour décider de ce qu’il fait. Mais cela n’était rien sans la force grande force de Scott : le management. Il nous a tout simplement mis un cadre à l’intérieur duquel le joueur fait ce qu'il veut tout en se responsabilisant sur ses tâches.  Les joueurs étaient responsables de leur performance, de l'intensité des entrainements, de leur hygiène de vie, etc., mais gare a toi si tu débordes!! Malgré la jeunesse de notre groupe il a réussi à faire évoluer notre mentalité pour être de plus en plus professionnels. En plus de nous avoir fait progresser en tant que hockeyeur il nous a fait progresser en tant qu'individu et groupe. »

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François Scheefer, capitaine de l’équipe de France, se souvient de l’arrivée de Scott : « Lorsqu'il est arrivé en poste, je me suis tout de suite dit que cela allait être extrêmement difficile pour moi de suivre le rythme qu'il voulait mettre en place et de respecter ses principes. Il a tout de suite tapé du poing sur la table en inculquant au hockey français les valeurs du hockey international et l'état d'esprit qu'il fallait adopter si on voulait adhérer au projet et progresser sur la scène internationale. Scott est quelqu'un d'immensément passionné et investi à 100% dans ce qu'il entreprend. Il a un fort caractère, sait exactement ce qu'il veut, et se donne les moyens d'accomplir ses objectifs. Il travaille énormément.  (...). » Il conclut en affirmant : « J'ai le sentiment qu'il sera difficile pour la France de trouver quelqu'un d'aussi investi et compétent, je suis persuadé qu'il avait encore énormément à apporter au hockey français. »

(…) La presse aussi a apprécié ces trois années australiennes. « Dès son arrivée, Scott m’a contacté pour essayer de comprendre le système français de la performance, explique Pascal Grégoire-Boutreau de L’Equipe. J’ai trouvé cette démarche particulièrement intéressante et peu fréquente de la part d’entraîneurs étrangers qui arrivent parfois avec leurs certitudes sans vouloir comprendre les spécificités d’un pays. Scott voulait par exemple comprendre comment le hand français était passé du très bas niveau à son niveau actuel. Avec évidemment l’espoir de reproduire ce succès avec le hockey. Ce fut en tout cas à chaque fois un grand plaisir de le croiser au bord des terrains. »

Enfin, nous clôturons en conclusion de cet article par les propos de Claude Fauquet, Directeur général adjoint de l’Insep, en charge des politiques sportives, rend lui aussi hommage à Scott. « Scott est Australien ce qui signifie que ceux ou celles qui aurait pu s’étonner de son fonctionnement aurait du réfléchir à la culture australienne de la performance de haut niveau pour mieux le comprendre. J’ai beaucoup apprécié l’homme et le manager.  J’ai aimé chez l’homme sa loyauté vis-à-vis de l’établissement en général et la DPS (Direction chargée de la coordination des Politiques Sportives). J’ai aimé chez le manager le sens du travail bien fait et surtout sa compétence. En un mot Scott est pour moi un grand serviteur du sport. »


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