Orange chaude à la chinoise

Par Lof



L’idée : Evoquer les oranges dans la cendre de Histoire générale des voyages de l’abbé Prévost 1749 :
« Entre les oranges qui portent le nom d'orange de la Chine, on distingue plusieurs excellentes espèces, quoique les Portugais n'en aient apporté qu'une en Europe…
Celles de Canton sont plus grosses.
Elles sont jaunes, d'un goût agréable et d'un usage fort sain.
On en donne même aux malades, après les avoir fait rôtir sur des cendres chaudes.
On les coupe en deux, on les remplit de sucre (Le-Comte dit [p. 98] que cette espèce ne diffère de celles du Portugal qu'en ce qu'elle est plus ferme …) et l'on prétend que le jus est un excellent cordial
»



L’orange : Poser une belle Navelina pôle nord en bas, la décalotter et réserver le couvercle, supprimer le reste du fœtus, et découper la chair au couteau de façon qu’elle soit facile à manger à la cuillère.
Mettre au centre un morceau de cannelle, une bonne pincée de macis, du sucre/molasse brut de canne et une rondelle de mandarine.
Remettre le couvercle, poser l’orange dans un bol Pirex pour qu’elle ne roule pas.
Cuire soit près de la braise, soit à four doux, au moins une heure, les navelinas sont grosses et demandent du temps pour bien chauffer à l’intérieur, il s’agit d’une cuisson infusion.
Manger chaud après avoir retiré les épices



La texture : toujours ferme après cuisson ces navelinas, beaucoup de jus
Le goût : le macis fait un gros travail, le sucre brut de canne est peu sucré, il ne vole pas sa place à celui de l'orange
L’inattendu : le chaud
Le vin ou l'eau : Cointreau glacé ou eau de calamondin