American Horror Story // Saison 1. Episode 10. Smoldering Children.
Après avoir écrit la première partie de l'épisode Halloween, James Wong est de retour avec sa plume pour ce nouvel épisode. Et on sent la patte de celui qui a ouvert Halloween avec une scène des
plus excellente. Retour en 1994 pour l'ouverture de l'épisode. Et c'est pour suivre Constance, Larry, Violet et Tate autour d'une table lors d'un typique dîner. Forcément, Tate va inviter sa
langue fourchue à table lors du bénédicité. L'épisode permet aussi de revenir sur Larry et comment il a perdu la face (littéralement). On découvre que c'est Tate qui a pris un malin plaisir à
immoler Larry. La scène est excellente, et surtout effrayante. Le ton de la série ressort, aussi bien son ton de folie que son ton de méchanceté gratuite. Car Tate, bien qu'il protège sa famille
de Larry, il se trouve aussi être quelqu'un qui tue gratuitement. Il a immolé Larry avant d'aller à l'école et de tuer ses camarades de classe pour la petite information. On voit aussi que Tate
est un personnage à l'esprit dérangé depuis le début de la série, mais on le découvre ici sous un autre angle, peut être encore plus intéressant.
Travis a été retrouvé mort et la police enquête (l'un des inspecteurs est incarné par Charles S. Dutton. Cela m'a fait plaisir de retrouver l'acteur dans un rôle de flic, classique certes). Leur
premier suspect est donc Constance (en toute logique) et croient à un crime passionnel (sauf que l'on sait pertinemment qu'il a été tué par Hayden dans l'épisode précédent). Toute l'histoire
permet à Constance de passer d'un état sain à un état traumatique. Le fait que l'on rappel qu'elle n'est entourée que de drames dans sa vie (la mort de son fils Bo, puis Tate le meurtrier et
enfin sa petite dernière. Quand on fait un rapprochement, si physiquement Tate était le moins étrange, il l'était mentalement. Constance n'a engrangé que des enfants bizarres au fond). On revient
aussi sur son mari disparu, et sa bonne disparu (son mari étant Hugo incarné plus tôt dans la saison par Eric Close. Elle l'aura donné en chair à pâté aux chiens. Ce qui m'a dégoûté de manger au
McDo pour la journée, et sa bonne Moira que l'on a pu voir sous les traits d'Alexandra Breckenridge et de Frances Conroy avant qu'elle ne parte il y a de ça deux épisodes).
La Maison est infestée de mouches, de celles que l'on trouve sur les morts. Le parallèle fait avec la présence plus que la normale de Violet pouvait laisser espérer que la théorie des
épisodes précédents - que Tate n'a pas pu la sauver de son suicide - était la bonne. De plus, un agent de police vient rendre visible aux Harmon afin de comprendre pourquoi Violet n'est pas allé
en cours depuis seize semaines (l'école s'est inquiété un peu tard à mon avis tout de même). Violet est donc bel et bien morte et les mouches sont celles qui rugissent sur son cadavre - c'est ce
sur quoi tombera le désinsectiseur. La scène de sa mort est très marrante et me rappelle les films d'horreur que j'ai pu voir plus jeune -. La prise de conscience de Violet à la fin de l'épisode
était plutôt bien géré. Surtout que l'on découvre que Tate, derrière son côté cinglé reste malgré tout quelqu'un qui a un coeur. Le face à face entre Tate et Ben était excellent, surtout que Ben
sait que le "Rubber Man" qui a violé sa femme, Vivien, est… Tate.
Ben avoue (contre les ordres des médecins) à sa femme que les jumeaux qu'elle a dans le ventre n'ont pas le même père, ce qui va sûrement causer quelque chose de très intéressant dans le prochain
épisode et peut être son évasion de l'asile où elle internée. Au final, ce nouvel épisode de American Horror Story était excellent du début à la fin. J'ai réellement pris mon pied. Cette série
est malade et j'aime ça. Tout est maintenant de plus en plus cohérent. Je suis déjà dans cette envie de revoir toute la série d'une traite afin de faire des connexions avec ce qui s'est passé au
début, dans les premiers épisodes. Mais en tout cas, ce qui fonctionne dans American Horror Story n'est pas forcément ce qu'il y a de plus original, mais c'est la façon dont c'est utilisé qui est
originale et qui donne donc cette once d'ambition et surtout d'excellente au projet. Il ne reste que deux épisodes et je m'ennui déjà de ne plus avoir d'épisodes à voir.
Note : 10/10. En bref, parfaitement parfait.
