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Marché et démocratie.

Publié le 25 février 2008 par Jfa

Tous les économistes s’accordent sur le fait que les simples règles du marché ne permettent pas de préparer correctement le long terme social. Le jeu de l’offre et la demande interprété par la recherche du profit maximal ne peuvent conduire qu’à de désagréables surprises et des déchirements sociaux. Même les libéraux extrêmes reconnaissent que la régulation par le politique est indispensable pour éviter des sur-lendemains qui déchantent.

L’autonomisation de la sphère financière libéré par le consensus de Washington, son bouclage sur elle-même, ne produisent pas que des Jérôme Kerviel, mais aussi de considérables dégâts dans les liens sociaux, ce mystérieux sentiment, plus ou moins bien partagé, qui me fait voir l’autre comme un autre moi-même à qui je dois un minimum d’égards

Il en va je crois de même avec la démocratie représentative. Elle permet l’émergence d’un corps de gens qui en vivent, et dont trop souvent le principal souci est leur réélection, c’est à dire que cette sphère se boucle, elle aussi sur elle-même.

La régulation du marché par le politique est aujourd’hui peu efficace et la “crise” du politique, montre que, de la même manière, la régulation du politique par le social s’affaiblit. Si nous nous sommes gaussé de nos voisins italiens qui élisaient un Berlusconi, nous n’avons guère fait mieux avec nos deux derniers présidents. La médiatisation de la vie politique permet maintenant toutes les démagogies et seul un consensus international sur les règles permet d’éviter le retour d’un Napoléon III ou d’un Hitler qui, rappelons-le, avait été porté démocratiquement au pouvoir.

Quels remède à ces dérives ? Je rejoindrai A. Badiou qui, paradoxalement pour ses autres positions théoriques, démontre que n’est démocratique que ce qui approfondit la démocratie.

La démocratie représentative ne devient supportable aujourd’hui que si elle met en place des mécanismes démocratiques supplementaires. C’est ce qu’on compris un certain nombre d’élus locaux qui, comme à Paris et à Lille, avancent vers une démocratie de proximité.

C’est ce que n’a manifestement pas compris N. Sarkozy qui, une fois élu, n’a eu de cesse de nous montrer qu’il était un monarque omniscient pouvant tout se permettre, du même genre que celui qui a mal fini en 1793.


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