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L'ONU se donne une décennie pour protéger la biodiversité

Publié le 19 décembre 2011 par Bioaddict @bioaddict

L'ONU se donne une décennie pour protéger la biodiversité 


Sûrement alertée par la lenteur des processus décisionnels concernant la protection des espèces animales et végétales, l'Assemble générale des Nations Unies lance la décennie de la biodiversité. L'occasion de rappeler que "les pauvres souffrent en premier et le plus de la perte de biodiversité" mais que l'ensemble de la société est touchée par l'extinction des espèces.

L'Assemblée générale des Nations Unies a lancé ce weekend la décennale de la biodiversité pour la période 2011-2020. Cette "campagne" est destinée à promouvoir la mise en oeuvre du Protocole de Nagoya, adopté sous les auspices de la convention sur la diversité biologique (CDB), le 29 octobre 2010.
Lors du lancement de cette décennie, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a exhorté l'humanité à vivre en harmonie avec la nature et à gérer correctement les ressources naturelles pour la prospérité des générations actuelle et à venir.

" Alors que les pauvres souffrent en premier et le plus de la perte de biodiversité, l'ensemble de la société serait touchée par cette perte d'espèces. Il faut également prendre en compte les pertes de produits naturels susceptibles de soigner des maladies ou autres découvertes utiles que nous connaitrons jamais si nous continuons à détruire les habitats ou à polluer les terres au point où elle ne sont plus récupérables ",  a déclaré M. Ban Ki-moon dans un message lu par le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à la communication et à l'information, Kiyo Akasaka, à Kanazawa au Japon.

Inciter les gouvernements à mettre en oeuvre Nagoya

A travers la décennie, les gouvernements seront encouragés à développer, mettre en oeuvre et partager les résultats des stratégies nationales mettant en oeuvre les décisions prises à Nagoya en octobre 2010.
De son côté, la France a déjà signé le
protocole de Nagoya qui définit l'augmentation la surface des zones de la planète protégées de 13% actuellement à 20% concernant la terre, et de 1 à 10% concernant la mer et les lacs. Il définit également un cadre juridique de partage équitable des bénéfices tirés de l'exploitation des ressources naturelles par les groupes industriels, notamment pharmaceutiques et cosmétiques.

Dans son propre discours lors de l'inauguration de la Décennie, le secrétaire général adjoint des communications et de l'information aux Nations Unies a rappelé que des écosystèmes stables ont la capacité de "préserver la croissance de l'emploi". Il a rappelé que les activités humaines sont les principales responsables de l'extinction d'espèces animales et végétales avant d'ajouter cependant, qu'il est encore possible de mettre un terme à cette crise d'extinctions.

CG


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