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Une bourse du carbone ou l’art de s’appauvrir

Publié le 19 décembre 2011 par Magazinenagg
Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a confirmé jeudi que le Québec se dotera d'un programme d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES). Il a aussi confirmé de nouveau l'objectif de réduire la pollution climatique du Québec de 20% par rapport à 1990 d'ici à 2020.
 (La Presse)
Le Québec est l’une des régions économiques les plus riches de l’Amérique du Nord, mais nos politiciens, tous partis confondus, s’entêtent à la maintenir parmi les plus pauvres.
Alors que le monde réalise enfin que les théories réchauffistes onusiennes sont une fumisterie inventée par l’ONU, et manœuvre pour ne rien faire sans toutefois le dire, nos politiciens foncent tête baissée dans le piège qui leur a été tendu.
Parmi les économies occidentales, grâce principalement à l’hydroélectricité, le Québec produit relativement peu de gaz carbonique. Dans les circonstances, il aurait été normal de profiter de cet avantage pour attirer des investissements et créer des emplois. Mais non, cela aurait été trop simple et surtout risquait de déplaire à l’élite médiatique qui carbure aux croyances de la nouvelle religion écologique.
Nos politiciens en mal d’amour et d’attention ont plutôt choisi de promouvoir le dogme réchauffiste. Cela ne devrait surprendre personne puisque nos politiciens semblent tous rêver d’une carrière de vedette. Certes, ils seront invités à Tout le monde en parle, adulés par les artistes et les écologistes et congratulés par l’ONU. Malheureusement, ce succès bien éphémère maintiendra l’économie québécoise dans le peloton de queue et appauvrira les générations futures.
Près de 50 % des gaz à effet de serre produit au Québec provient du transport sous toutes ses formes. Donc, pour atteindre la cible de réduction du volume de CO2 de 20 % par rapport à l’année de référence 1990 d’ici à 2020, il faudrait avoir un réseau routier qui assure la fluidité des véhicules, un réseau de transport en commun augmenté et électrifié et un parc de voiture électrique considérable. Nous n’avons ni les moyens ni le temps pour atteindre de tels objectifs en si peu de temps. Donc, le gouvernement devra imposer des cibles irréalistes à toutes les autres industries pour atteindre la cible à laquelle il s’est engagé en notre nom. C’est irresponsable, pour ne pas dire criminel.
D’ailleurs, les écologistes Claude Villeneuve, directeur de la chaire d'écoconseil à l'Université du Québec à Chicoutimi, et Jean Nolet, économiste et président d'ÉcoRessources Carbone, dénoncent l’irresponsabilité du gouvernement.
Ouch, même les grands prêtres de l’écologie sont incrédules, ce n’est pas peu dire!
Après les lois du travail les plus antitravailleurs, les charges fiscales et sociales les plus élevées, les infrastructures en décrépitude et les systèmes de santé et d’éducation incapables de remplir leur mission, voici les cibles de réduction des GES les plus exigeantes en Amérique du Nord. Dans ce contexte, il faut prévoir que les investissements privés se feront rares.
Moins d’investissements égale moins d’emplois, moins de revenus pour le gouvernement, moins d’argent pour les infrastructures de transport, donc, plus de CO2! Un cas type où l’interventionnisme accomplit exactement le contraire de ce qu’il prétend vouloir faire.
Il ne reste plus qu’à espérer que la CAQ soit élue aux prochaines élections et mettre fin à ce cauchemar comme Harper vient de le faire.

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