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Débat autour d'un bus de nuit

Publié le 04 mars 2008 par Danielle
REVUE DE PRESSE - Roland Forclaz parle de son projet depuis bien longtemps, mais il semble peiner à le concrétiser. Aujourd'hui, c'est Le Nouvelliste qui évoque le projet de ce tenancier d'un dancing à Crans-Montana qui veut mettre en place un bus de nuit. L'article signé Jean-Yves Gabbud, à lire ci-après:

«A partir de minuit, il devient très difficile d’avoir un taxi sur le Haut-Plateau.Avec l’introduction du 0,5 pour mille, les gens hésitent de plus en plus à sortir. La station se désertifie», constate Roland Forclaz, le patron du dancing Le Madison à Montana. Pour remédier à cette situation, il a lancé une société Sécuri’Line Sàrl, dans laquelle il est associé à Didier Mittaz. «On aimerait mettre en place trois circuits. Un sur le haut de la station, un dans le centre et un qui ferait la liaison avec les villages environnants. Dans l’idéal, la ligne fonctionnerait de 23h30 à 6 heures du matin.» Roland Forclaz certifie avoir le budget pour lancer l’opération. De son côté, il a obtenu la licence de transporteur et est prêt à engager des chauffeurs professionnels.

Concession

Mais, avant de lancer une telle ligne, il faut une concession fédérale… Dans un courrier, l’Office fédéral des transports se dit prêt à en octroyer une, mais pas selon les horaires souhaités. Berne pourrait dire oui à un service actif de 23 heures à 6 heures les soirs de la semaine, mais seulement de 1h45 à 5h30 les vendredis et samedis soir ainsi que les veilles de fête. Ce qui n’arrange pas Roland Forclaz. «On ne pourrait tout simplement pas travailler lorsque les gens sortent. De cette manière, nous ne pouvons pas lancer notre projet.» Déçu, il aimerait être soutenu par les communes. Interpellé sur cette question, Paul-Albert Clivaz, le président de Randogne, déclare: «Nous ne sommes pas opposés au service proposé. Nous avons même écrit aux intéressés ce qui suit:«Nous ne pouvons qu’appuyer votre démarche auprès du département fédéral concerné.» Par contre, nous ne souhaitons subventionner une prestation supplémentaire et nous ne voulons pas qu’elle fasse concurrence au lunabus, que nous avons lancé et qui fonctionne pas mal.»

A ces arguments, Roland Foclaz rétorque: «Il n’y a pas de concurrence avec le lunabus, géré par SMC dont M. Clivaz est administrateur, mais complémentarité. Et le lunabus est subventionné par les communes, alors que pour notre service, nous ne demandons rien aux collectivités.» Ce que reconnaît Paul-Albert Clivaz qui précise que le lunabus coûte 70’000 francs par an aux six communes, alors que les recettes ne s’élèvent qu’à 12 000 francs. Mais il ajoute: «Pour la pérennité de ce service, nous devons avoir affaire à des professionnels. C’est aussi une question de sécurité. Nous travaillons depuis longtemps avec nos partenaires actuels et nous en sommes satisfaits.»

Ceci dit, Paul-Albert Clivaz, même s’il ne croit pas au succès d’un service de bus de nuit, reconnaît qu’«il y a un créneau à prendre le soir,moment pendant lequel il y a un manque de service de taxi».


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