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"Bêtes Off", exposition d'animaux un peu bizarres à la Conciergerie

Publié le 26 décembre 2011 par My Morning Glory @My_MorningGlory
Lorsque viennent les vacances, les envies de flâner dans les galeries désertes surviennent au détour d'une balade dans Paris. A deux pas de l'ancienne Samaritaine, je me souviens tout d'un coup que j'étais intriguée par la dernière cellule de Marie-Antoinette, à la Conciegerie, LA prison de la révolution. Mon intérêt pour cette drôle de reine s'était révélé à la lecture de sa biographie écrite par Antonia Fraser, qui inspira Sofia Coppola. J'avais dévoré ce livre puis par chance, une exposition en hommage à M-A s'ouvrait au même moment au Grand Palais. J'avais adoré voir ses robes et les tableaux originaux la représentant avec ses enfants.
Là, ce jeudi après midi à côté de la Conciergerie, je bifurque et prends mon billet d'entrée. Dans la grande galerie sombre de la Conciergerie qui accueille ses visiteurs, je découvre avec un certain effroi l'exposition "Bêtes Off" : peau de licorne en tapis de salon, tatou en morceaux, vipères pendant d'un arbre mort, cheval castré, peau de cheval pendante, girafe sans corps... Tout évoquait la mort. Sordide et difficile d'accès.
 
Le petit leaflet censé expliquer la démarche des commissaires est tout aussi inaccessible pour le commun des mortels (quand les commissaires vont-ils faire l'effort de s'adresser au maximum de personnes ? Pourquoi vouloir démocratiser l'art et écarter des types de publics par les mots ? Elitisme...). L'objectif de cette exposition est de questionner notre rapport aux animaux et de mettre en évidence la part d'animalité qui est en nous. C'est assez étrange car l'affiche de l'exposition suggère un amusement : il s'agit d'une tête d'autruche, animal pour le moins amusant. Pas du tout ! Des enfants visitaient cette expo, trompés sans doute par l'affiche aussi ! A leur âge, je me serais enfuie en criant !
Bref, je comprends le propos de l'exposition mais je trouve que l'ensemble des oeuvres nous trompe un peu.
Vite, il faut vraiment que j'aille voir Tintin pour relever un peu le moral de mon sens culturel !
Mais j'ai vu la cellule de Marie-Antoinette. Ca m'a fait froid dans le dos et je saisis mieux le désarroi qu'Antonia Fraser décrit dans son livre. On croirait voir un fantôme... Brrrr !

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