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Les faits marquants de l'actu écolo 2011

Publié le 30 décembre 2011 par Bioaddict @bioaddict
Pour clore l'année 2011, durement entachée par la crise économique, bioaddict.fr fait un bilan des principaux évènements qui ont marqué l'actualité environnementale, nationale ou internationale. La surprise, c'est que l'année 2011 a aussi des bonnes nouvelles à nous conter. donnez votre avis 6 6 personnes aiment cet article

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1/10 Les faits marquants de l'actu écolo 2011 Les faits marquants de l'actu écolo 2011 Les faits marquants de l'actu écolo 2011 Une année couleur pétrole

Chine, Ecosse, Nouvelle-Zélande, France, et dans l'actualité de ces derniers jours ; le Nigeria...
En 2010, la marée noire dans le Golfe du Mexique causée par une plateforme deffectueuse de BP avait certainement davantage marqué les esprits par son étalement dans le temps. Néanmoins, l'année 2011 n'a pas échappé à son quota d'hydrocarbures dans les océans. Les marées noires se sont comptées par dizaines, s'accompagnant d'effets dévastateurs pour les écosystèmes marins. Car si les hydrocarbures se dispersent dans la mer et les galettes de pétrole sont finalement ramassées sur les plages, faisant vite oublier le drame, la pollution de l'eau et des fonds marins perdure et s'accumule.

La série noire 2011 aura été particulièrement marquée par la " pire catastrophe écologique maritime " de l'histoire de la Nouvelle-Zélande, survenue en pleine coupe du monde de rugby. Début octobre, un porte-conteneurs libérien, contenant 1.700 tonnes de carburant, est venu finir sa course sur un récif de la baie touristique de Plenty. Aujourd'hui, les plages néo-zélandaises ne sont toujours pas tirées d'affaire. L'office maritime néo-zélandaise a affirmé le 30 décembre avoir constaté une couche fine de pétrole autour du navire s'étendant jusqu'à 2,5 km au sud-ouest.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre, ce fut au tour d'une plage française, dans le Morbihan, de subir les erreurs d'un capitaine décidé à quitter le port de Brest malgré l'avis de tempête. Le TK Bremen qui mouillait au nord de l'île de Groix afin d'attendre de meilleures conditions paie cher son erreur de stratégie et finit sa course au large de la plage de Kermithy, appartenant à la commune d'Erdeven. Une nappe d'hydrocarbure d'1 kilomètre sur 5 mètres se répand rapidement sur la plage. Selon les chiffres communiqués à la mairie d'Etel, il y avait au total 180 m3 de carburant dans les trois réservoirs du pavillon maltais. Si la phase de pompage des hydrocarbures en salle des machines est achevée, ce jeudi marquait le début du nettoyage et du dégraissage des structures salies par les vagues pleines d'huiles et carburants. Des opérations de désamiantage puis de démontage du bateau devraient débuter les jours prochains.


  •  Le nucléaire en débat, suite à la catastrophe de Fukushima 
 Le 11 mars au large du Japon, un séisme de magnitude 9 déclenche un tsunami qui s'abat sur la côte Nord-Est, entrainant la mort et la disparition de 20 000 personnes. 
 En dehors du désastre naturel, le séisme a provoqué l'arrêt automatique des réacteurs en service et provoqué la plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. Les explosions hydrogène qui ont eu lieu dans trois des six réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi et au niveau de la piscine d'un quatrième ont aussi provoqué de forts dégagements de gaz radioactifs. En dehors de l'émission de taux de radioactivité mortels autour de la centrale de Fukushima Daiichi, la catastrophe a provoqué le rejet de grandes quantités d'eaux de refroidissement contaminées dans l'océan pacifique et une crise alimentaire et agricole sans précédents. Le volume de déchets entraîné dans l'océan Pacifique par le ressac du tsunami est difficile à estimer mais il serait considérable. Selon les observations de l'US Navy, la plus grosse nappe de débris observée dans l'océan Pacifique au mois d'avril mesurait plus de 100 km de long et avait une superficie de 200 km² . 
 Mais la catastrophe a permis de relancer le débat sur le risque du nucléaire civil et certains pays ont montré qu'il est possible d'apprendre de ses erreurs. Ainsi, l'Allemagne a décidé de sortir du nucléaire d'ici 2022, se lançant de fait dans la course au développement des énergies renouvelables.  En mai 2011, la Suisse annonce également une sortie du nucléaire prévue pour 2034. Le Conseil fédéral opte ainsi pour un abandon progressif de l'énergie atomique. Les centrales actuelles devraient être débranchées après environ 50 ans d'exploitation. 
 Fin octobre, la Belgique confirme quand à elle la sortie du nucléaire, votée en 2003 et prévue entre 2015 et 2025.
  •   Consommation : l'affichage environnemental devient réalité   
 Depuis le 1er juillet 2011, des entreprises testent l'affichage environnemental sur des centaines de produits, commercialisés en rayon ou sur Internet. Un premier pas vers une meilleure information du consommateur sur l'impact du contenu de son caddie sur l'environnement. 
 Contrairement aux précédentes initiatives nationales ou européennes jusque-là monocritères (étiquette CO2, énergie, ou composés organiques volatiles), la singularité de cette expérience française repose sur le fait que plusieurs critères figurent sur une seule et même étiquette. Celle-ci regroupera en effet des informations sur l'empreinte écologique du produit sur le climat ainsi que sur l'eau, l'air ou encore la biodiversité. L'objectif est d'orienter l'acheteur vers des produits plus respectueux de l'environnement, sans réglementer ses choix (via une taxation par exemple). Elle aura également valeur de test pour les entreprises qui pourront ainsi valider auprès de leurs clients la clarté de leur affichage et la pertinence des critères environnementaux retenus. Affaire à suivre de près, donc.
  •   Le bisphénol A bientôt retiré du plastique français  
   La France était déjà l'un des premiers pays européens à prendre des mesures contre le bisphénol A (BPA) en interdisant en juin 2010l a fabrication, l'importation et la vente de biberons contenant cette substance. Sur la base de nouvelles observations alarmantes sur les effets sur la santé de ce perturbateur endocrinien, le Gouvernement a décidé d'aller beaucoup plus loin. Ainsi, suite au vote de l'Assemblée le 12 octobre dernier,  composant  a été interdit dans tous les contenants alimentaires à partir de 2014,  et dès 2013 pour les contenants alimentaires de produits à destination des enfants de moins de 3 ans.  La loi votée prévoit également la mise en place obligatoire d'un avertissement déconseillant l'usage des produits contenant du bisphénol A aux femmes enceintes, à celles ayant choisi l'allaitement, ainsi qu'aux enfants jusqu'à trois ans. 
 Une bonne nouvelle pour notre santé, mais encore tant d'autres produits toxiques à éviter...


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