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SkyDrive: en route vers l’espace…de stockage

Publié le 06 janvier 2012 par Mimaury

Et si l’année 2012 était l’année de Microsoft ? C’est en tout cas ce que leur équipe de développement doit espérer, surtout après la présentation de la nouvelle version d’un service comme SkyDrive, un service qui casse la baraque pour atteindre le ciel. Vous n’avez jamais entendu parlé de SkyDrive alors laissez vous guider. L’informatique classique avait déjà fait la part belle à la numérisation des données, à leur dématérialisation pour des gains de place, une gestion facilitée, des coûts de stockage moindre mais l’informatique moderne veut aller encore plus loin en rendant accessible ces contenus numériques par tout point d’accès Internet. Ce sont les fabricants de support amovibles qui doivent commencer à s’inquiéter, les fichiers leur échappent, d’autant plus que les serveurs sur lesquels partent maintenant nos fichiers constituent une plus grande sécurité, en cas de crash des copies conformes, de véritables dupliquas sont bien souvent mis en place et permettent de récupérer ce que le crash d’un disque dur externe aura définitivement perdu. Le choix d’une solution de stockage, sauvegarde en ligne est un moment important dès que l’on décide d’en faire le plein usage, pour quelques fichiers la migration d’une des solutions à l’autre ne suscitera que peu de désagrément, il en sera de quelques longues dizaines de minutes quand il faudra transférer plusieurs giga-octets, selon la vitesse d’écriture sur son disque dur et sa connexion Internet, et oui il faudra transiter par son disque dur une nouvelle fois si on a décidé de ne pas conserver de copie de ses données en local (ce qui me semble irresponsable mais on voit de tout, notamment des gens qui sauvegardes leurs données puis en supprime la source en croyant être protégé avec ce seul échantillon de réserve), les services n’offrant pas facilement des portes ouvertes pour que vous alliez à la concurrence.
J’utilisais DropBox depuis quelques temps car multi plateforme, bien intégré et facile d’usage mais son offre gratuit propose une quantité de stockage un peu limite (2Go), et c’est là que j’ai découvert que depuis le 8 décembre 2011, SkyDrive de Microsoft avait fait de grands progrès. Autrefois limité à des fichiers de 50 Mo maximum pour éviter l’hébergement de fichiers en infraction avec les droits d’auteurs et bien qu’offrant un espace de 25 Go, je n’avais pas vraiment fait attention à ce service, il faut dire qu’il n’était que peu médiatisé même s’il le reste des outils Windows Live commençaient déjà à l’utiliser. Comme bon nombre de personnes je possède un compte Windows Live et ne m’était même pas rendu compte que gratuitement sans plus de démarche que se connecter avec ce compte je pouvais obtenir une capacité de stockage aussi souple, pour ceux n’ayant pas encore de compte l’inscription est gratuite. Au fur des versions, Microsoft rapproche son interface accessible sur le site skydrive.com de celle que l’on connaît sur son système d’exploitation Windows, on retrouve donc la gestion de fichiers dans une arborescence où l’on peut créer, renommer, supprimer des dossiers pour faciliter le classement, même certains raccourcis clavier sont aujourd’hui proposé comme l’utilisation de F2 pour renommer vos noms de fichiers ou dossiers. Comme Tim Berners-Lee le préconise par la mise en relation des contenus, idée qu’il a pu faire naître par le contenu hypertexte, ce contenu qui permet de passer d’une page à l’autre, avec Windows SkyDrive vous pouvez ouvrir vos fichiers au partage et fournir à vos contact un lien pour les découvrir, évidemment plusieurs niveaux existent, par défaut tout est privé, protégé par le mot de passe de votre compte mais vous pouvez désormais avec la 5ème génération de SkyDrive affecter une visibilité à chacun de vos fichiers, ce qui auparavant n’était réalisable qu’avec un dossier Public, beaucoup des nouvelles fonctionnalités sont présentes dans le menu contextuel du clic droit sur les éléments. Le partage est par contre limité à des personnes disposant elles-mêmes d’un compte Windows Live, on reste entre amis. Avec les prouesses du HTML5 (la nouvelle version du langage de structuration des pages web) le dépôt de fichiers est facilité, vous les glissez déposez dans une zone définie sur votre navigateur web…Internet Explorer bien sûr, les autres, Firefox, Opera, Google Chrome étant compatibles sur les différents OS mais avec un simple lien pour ajouter ses fichiers, Microsoft chérit ses utilisateurs. De plus le dépôt est devenu asynchrone, vous pouvez maintenant continuer à utiliser l’interface pendant que vos fichiers s’envolent dans les nuages. En relation avec la suite en ligne Microsoft Office Web Apps, vous créez directement des fichiers supportés et pouvez les consulter dans le navigateur, les diverses options permettent un partage de ces documents soit en lecture seule ou en modification pour autoriser d’autres utilisateurs à travailler en simultané sur vos fichiers afin de les enrichir, annoter, un nouveau type de travail s’ouvre à vous, le travail collaboratif brisant les codes tels que pouvait l’être l’envoi de documents en pièce jointe par messagerie. Ces pièces jointes parlons en, quand tout à l’heure je disais que les services Windows Live utilisaient déjà SkyDrive c’est que les pièces jointes reçues grappillaient déjà de votre espace de stockage.
Toujours afin de combattre l’usage de fichiers obtenus illégalement, la limite des 50Mo n’a pas été retirée pour tous les types de fichiers, les photos et documents Office étant les seuls à en bénéficier, il est vrai qu’il est rare d’entendre un verdict portant sur l’octroie par des moyens illégaux du dernier carnet de voyage numérisé d’un auteur portraitiste mais ça viendra peut être un jour, on est loin tout de même des grandes maisons de disque, ou du monde du film, ce ne sont tout simplement pas les mêmes sommes en jeu.

Enfin pour les photographes, le format RAW souvent proposé sur les appareils photos numériques est supporté, leurs photos seront d’ailleurs mise en valeur par les nouvelles améliorations portée par CSS3 (les feuilles de mise en forme des pages web) et facilement consultables grâce aux miniatures et visionnage par diaporama. Le PDF pour les fichiers d’impression fait également son apparition.
Tout ceci en tout lieu, même jusqu’à votre poche si vous disposez d’un téléphone Windows Phone. J’approuve même si je regrette le manque d’ouverture, de passerelles entre les différents grands de l’informatique et le manque ou l’absence de communication concernant la politique de confidentialité et de sécurité de nos données ainsi abandonnées en d’autres mains. Le disque dur externe a encore quelque chose de rassurant.


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