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Yesterday, cover de Poom

Publié le 11 janvier 2012 par Didier Vincent

Living in the past

 

New Beatle. Cesserons-nous un jour nos récriminations envers les covers ? Ce sont des discovers en fait. Qu'une fanfare joue du RATM ne me dérange pas plus que ça. Que Creep de Radiohead soit décliné jazz, style Bouddha Bar ne me gêne pas. Que les puristes restent accrochés à leurs salons du disque (où je flâne-glane aussi de temps en temps à la recherche d'oldies) ne dédaignent pas les hommages, même malhabiles, voire racoleurs.

Yesterday, c'est culte, je sais. Les Beatles maniaques décrocheront à la première note de synthé. L'original et rien que ça. C'est comme ceux qui ont refusé la traduction de Montaigne en français moderne : des intégristes. Du reste, iles ne lisent aucune traduction de livre étranger, hein ? Regardent les films en VO même pas sous-titrée (les sous-titres frelatant le beau noir et blanc de Bergman).

Thèse-antithèse-synthèse, accpeter ce fleuve héraclitéen du devenir. Acceptons le présent, même malhabile, même si c'était mieux hier, Yesterday.

J'aurais pu aussi vous parler de la chanson à la fois si belle, à la fois si neuve, à la fois un abyme de nostalgie, simple, ligne claire, feuiiles mortes, amours perdus, adolescence si vivante au fond de soi. Les Beatles sont uniques, on sait, les impressionnistes sonores de la brit pop, l'aune.  Yesterday, c'est Lennon sur une piste, celle de la fragilité du présent et c'est Mac Cartney sur l'autre qui nous fait présent de la fragilité.

J'ai trouvé ce titre dans la belle compile de Béatrice Ardisson : Beatles Mania.


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