Les USA ouvrent une conférence ministérielle sur les énergies renouvelables

Publié le 29 novembre 1999 par Erwan Pianezza

WASHINGTON, 4 mars 2008 (AFP). Plusieurs hauts responsables américains ont ouvert mardi à Washington la 3e conférence ministérielle sur les énergies renouvelables en réaffirmant leur importance pour réduire la dépendance énergétique américaine et lutter contre le réchauffement climatique tout en préservant la croissance mondiale.

Cette conférence baptisée “the Washington International Renewable Energy Conférence” ou WIREC 2008, est organisée par le gouvernement américain et sponsorisée par plusieurs grands groupes dont British Petroleum, General Electric, Chevron et General Motors.

Elle réunit jusqu’à jeudi des représentants au niveau ministériel de plusieurs dizaines de pays, des entreprises et des organisations non-gouvernementales.

La première de ces conférences avait été tenue à l’initiative de l’Allemagne à Bonn en 2004 et la seconde s’était déroulée à Pékin en 2005.

“Les énergies renouvelables vont permettre de régler certains des dilemmes les plus pressant posés par la sécurité énergétique auxquels sont confrontés de nombreuses nations”, a déclaré le numéro deux du département d’Etat, John Negroponte à l’ouverture de la conférence. Le président George W. Bush doit également intervenir mercredi.

Ces énergies (solaire, éolienne, biocarburants) “vont ouvrir de nouveaux horizons pour la production industrielle, les échanges commerciaux et les innovations technologiques ce qui accélérera la croissance économique”, a poursuivi M. Negroponte.

Et “toutes les retombées positives bénéficieront aux pays en développement et ce sans impact négatif sur l’environnement”, a-t-il souligné ajoutant que c’était la raison pour laquelle “il est impératif de commercialiser sans attendre de nouvelles technologies de production d’énergie qui diminuent notre dépendance des carburants fossiles”.

Même si elle paraît avoir assoupli sa position, l’administration Bush reste hostile pour les Etats-Unis à une réduction forcée des émissions de gaz à effet de serre qu’elle juge économiquement néfaste.

Elle préconise notamment une approche volontariste basée sur des énergies renouvelables et propres grâce à l’innovation technologique ainsi qu’à des incitations et aides pour que les pays pauvres et moins développés puissent aussi en bénéficier.

Ils pourront de cette façon, selon l’administration Bush faire face à leurs besoins en énergie sans affecter leur développement, tout en réduisant leur consommation de carburants fossiles.

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