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Moussailllon Longuet

Publié le 16 janvier 2012 par Malesherbes

Ce lundi matin 16 octobre sur LCI, Gérard Longuet, notre ministre de la défense, faisant allusion au naufrage du bateau de croisière Costa Concordia, a déclaré ceci : « Il y a des capitaines qui frôlent trop les côtes et qui conduisent leurs bateaux sur les récifs et je trouve que François Hollande côtoie et tutoie les déficits publics avec beaucoup de complaisance ». Je pense que notre ministre serait bien inspiré de s’abstenir de risquer des comparaisons aussi piteuses.

Sur le seul plan de la rhétorique, le comparé serait François Hollande, le comparant le capitaine et la qualité attribuée la conduite. S’y grefferait ensuite une métaphore in absentia, faisant correspondre, aux récifs qui menacent les bateaux, les déficits qui guettent les finances publiques. Remarquons que cette figure est audacieuse, les récifs étant des saillies tandis que les déficits sont des creux. Mais soit, on ne peut exceller dans la conduite des armées et briller dans l’usage du français, ardente obligation imposée cependant au premier immigré venu.

Mais ce n’est pas là le plus remarquable. Cette image proclame, ce que l’ensemble du gouvernement s’acharne à nier avec la dernière énergie, que la perte du triple A est bel et bien comparable à un naufrage. Et il y a encore pis : y aurait-il quelque bonne âme pour indiquer à ce poids lourd (ou mort) du gouvernement que, sur notre bateau, celui qui, à la manœuvre depuis plus de quinze ans, est son capitaine depuis bientôt cinq ans, s’appelle Nicolas Sarkozy

Allez, Gérard, arrête ton char !


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