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Pour en finir avec Tim Tebow

Publié le 17 janvier 2012 par Sixverges
Pour en finir avec Tim Tebow
Maintenant que le Jesusback a effectué sa dernière génuflexion de la saison, regardons ses perspectives d’avenir à la barre de l’attaque des Broncos.
D’entrée de jeu, et malgré l’image qui coiffe ce billet, on va évacuer l’aspect religieux du phénomène Tebow, même si ce blogueur a grincé des dents lorsqu’il a vu la publicité d’un groupe de fondamentalistes chrétiens durant le match de samedi soir. Mais bon, ce n’est pas sur 6VB qu’on réglera le problème religieux de nos voisins du sud. En y pensant bien, on ne réglera pas le débat Tebow non plus, mais nous pouvons quand même y contribuer!
Si le joueur de football Tebow polarise tant l’opinion, c’est d’abord parce qu’il casse le moule traditionnel associé au poste de quart-arrière. En effet, dans le Gros Show, un QB ça mesure 6 pieds 4 pouces, bras puissant, précis, 3 steps drop dans la pochette, tout le kit. En voici un qui arrive tout croche, incapable de compléter une passe de 10 verges, qui utilise ses receveurs aussi peu souvent que Sarah Palin utilise son jugement, mais qui compense par des jeux spectaculaires, et surtout, qui gagne. Dans le monde ultra-conservateur du football de la NFL, ça en dérange plusieurs.
De dire que Tebow est un mauvais passeur est un euphémisme. Incluant les séries, il a débuté 13 rencontres. Dans 8 d’entre-elles, il a complété 10 passes ou moins. Au super-ralenti, certains de ses ballons vivotent tellement qu’on voudrait leur faire passer l’alcotest! De plus, sa motion est trop lente pour la vitesse des défenseurs du circuit Goodell. Il aura donc beaucoup de travail à faire pour s’améliorer durant la saison morte. Sauf que s’il y a une chose sur laquelle il est impossible de critiquer le # 15, c’est bien sur son éthique de travail. Durant la saison morte, Tebow (Ti-bo, Thibault, serait-il parent avec Nick T.?) aura plein accès aux ressources de son équipe et il devrait en profiter pour progresser. Il ne faut pas perdre de vue qu’ii est encore bien jeune.
En bout de ligne, Tebow a prit une équipe à 1-4 et l’a amené au 2e tour éliminatoire. Le crédit ne lui revient évidemment pas en totalité, la défensive a aussi eu son mot à dire. Mais le quart-arrière est le meneur d’une équipe et après des doutes très légitimes en début de parcours, Tebow a rallié tous ses équipiers à sa cause. On l’imagine mal mener une équipe au Super Bowl, sauf qu’on conçoit tout aussi difficilement le Denver se rendre là avec leur équipe actuelle de toute façon.
S’il a gagné le respect de ses coéquipiers, on sent que le QB n’a pas encore complètement convaincu son patron. John Elway a confirmé qu’il commencera le prochain camp d’entraînement comme quart-arrière partant des Broncos, mais il a ajouté du même souffle que son équipe cherchera à se renforcir sur le marché des joueurs autonome.
Sauf que le problème avec Tebow, c’est qu’on ne peut lui faire confiance qu’à moitié. Si les Broncos décident d’y aller avec lui, ils devront adapter le cahier de jeux en conséquence. Transformer Tim Tebow en Pocket Passer est aussi réaliste que de transformer Scott Gomez en marquer de 50 buts, il faut donc bâtir l’attaque en fonction de ses forces. Cela exige une bonne dose d’originalité, car les défensives s’ajustent rapidement dans la NFL. Vous n’avez qu’à revisionner les séquences où les Pats ont défendu le jeu de l’option samedi dernier pout vous en convaincre. Sauf que de développer tous ces jeux prend du temps et il est inutile d’en gaspiller à cet exercice si les Broncos n’attendent qu’une erreur du Jesusback pour l’asseoir sur le banc au profit d’un QB plus traditionnel.
A mon avis, Denver doit plonger. On verra la progression dans le jeu aérien du # 15 l’an prochain, et ultimement, c’est ce qui décidera de son avenir à long terme. Sauf que même si sa progression stagne l’an prochain, il demeure un atout à conserver dans la formation. Il pourrait alors sauter sur le terrain pour une vingtaine de snaps par match, dans un genre de Wildcat de luxe, ce qui ferait en sorte que toutes les sections du livre de jeu développées pour lui ne seraient pas perdues. En bout de ligne, Tebow est un playmaker, et dans un sport qui risque d’évoluer avec l’arrivée de Cam Newton et celle, à venir, de Robert Griffin III, il rendra au centuple la confiance investie en lui, que ce soit par les Broncos ou par une autre équipe.
Et vous, ferez-vous du Tebowing tout l’été ou si vous lui lancerez un sort avec des poupées vaudous ?

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