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L’ONG Médecins sans Frontières pratique des avortements au nom de sa « politique de santé »

Publié le 17 janvier 2012 par Oratoirenotredamedefatima @nd_fatima

Comme nous avions déjà pu le constater au moment du suicide du Colonel Jambon, l’ « humanitaire » est souvent un masque de vertu bien utile pour dissimuler des fins peu honorables…

C’est le quotidien espagnol La Gaceta qui nous en fait une fois de plus la démonstration en nous apprenant que l’organisation (soit-disant) non-gouvernemantale Médecins sans Frontières pratique des avortements dans des pays où celui-ci est interdit. Ce n’est pas caché mais au contraire parfaitement assumé par la structure créée il y a plus de quarante ans par Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères.

« Les activités de santé reproductive de MSF ont pour objectif d’éviter les avortements au moyen d’actions préventives et de sauvegarder l’intégrité de la santé de la mère. (…) Dans les cas où la prévention est impossible, et toujours dans le cadre légal, on forme les équipes médicales en vue de pratiquer des avortements sans danger selon les recommandations de l’OMS. [...] dans certains pays bien que cela soit illégal [...] le MSF donne priorité à la vie de la mère [...] les considérations médicales doivent être au-dessus des considérations légales. »

« Là où l’on impose des restrictions légales à l’avortement, même si MSF attaque la législation nationale concernée, l’organisation ne discutera jamais le droit de pratiquer un avortement thérapeutique si un diagnostic médical établit que la vie et la santé de la mère sont en danger. (…) L’équipe médicale prendra la décision au cas par cas et recherchera des solutions à l’intérieur du cadre légal. »

La Gaceta rapporte qu’au-delà de ces indications générales, l’ONG définit un protocole d’action pour les pays où l’avortement est considéré comme un délit, à en croire la Fundacion Vida qui cite une note interne du Centre opérationnel Barcelona-Atenas (OCBA) de MSF. Le but étant d’éviter des ennuis avec la justice, selon le quotidien. Cette note recommande d’avoir recours à une « équipe étrangère », « sans assistance du personnel national, si possible », et souligne l’importance du choix d’un « lieu confidentiel » pour pratiquer l’intervention. Ainsi donc le droit d’ingérence évoqué par MSF comme une condition de travail sine qua non afin de sauver des gens est totalement retourné afin d’implanter la culture de mort dans des pays déjà confrontés à bien des problèmes.

Le Conseil international de MSF a donné son « feu vert » pour inclure l’avortement parmi les « soins de santé spécialisés dans la reproduction » et que la pratique s’est peu à peu imposée comme normale parmi les missions humanitaires de l’organisation. Une fois de plus les termes sont retournés afin de leur faire dire l’inverse de leur sens original. Est considéré comme un « soin pour la reproduction » le fait d’enlever un enfant du ventre de sa mère. La note interne, ajoute le quotidien, signale que « toutes les délégations » de MSF-OCBA « doivent envisager l’avortement pour chaque projet, quelles que soient les raisons de chaque demande ». Plus on avance dans l’article plus on comprend donc que les raisons avancées pour justifier l’avortement dans le but de « sauver la mère » ne sont que des prétextes puisque celui-ci sera donc pratiqué quelle que soit la raison.

Médecins sans Frontières joue donc un rôle totalement hypocrite mais qui ne semble pas indigner la classe politique au vu du faible écho de cette affaire dans les médias.



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