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Un grand programme d’infrastructures pour l’Afrique

Publié le 02 février 2012 par Ameliepl

Les chefs d’Etat africains, réunis pour leur 18ème sommet à Addis Abéba (Ethiopie), ont approuvé la mise en place des recommandations du Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) qui représenteront plusieurs milliards de dollars d’ici à 2040.

L’étude du PIDA a été réalisée en collaboration avec l’Union Africaine, la Banque Africaine de Développement et le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement Africain).
L’objectif du PIDA est d’accélérer, au niveau régional et continental, la réalisation des projets d’infrastructures pour le transport, l’énergie, les technologies de l’information et des télécommunications et les voies fluviales transfrontalières. Ces projets sont destinés à renforcer l’intégration régionale et continentale de l’Afrique en augmentant le commerce intra africain et en élevant la compétitivité africaine dans l’économie globale.
Les objectifs du PIDA doivent courir jusqu’en 2020 pour le court terme, 2030 pour le moyen terme et 2040 pour le long terme. Ils sont basés sur les projections des experts qui s’accordent pour prédire que les pays africains connaîtront une croissance moyenne de 6 % par an jusqu’en 2040 permettant d’élever le niveau d’éducation et l’intégration des technologies. Ceci implique que, au cours des 30 prochaines années, le Produit Intérieur Brut (PIB) des pays africains sera multiplié par 6. Cette croissance et cette prospérité ininterrompues augmenteront la demande en matière d’infrastructures.
A court terme, le plan d’action prioritaire du PIDA se concrétisera par 51 projets d’infrastructure régionaux et continentaux, répondant aux besoins les plus immédiats, qui seront réalisé d’ici 2020.
En effet, le continent africain souffre d’un gros déficit en matières d’infrastructures. C’est le continent le moins bien équipé dans le monde. On estime que la pauvreté des infrastructures, à elle seule, prive l’Afrique de 2 % de croissance chaque année.
La pauvreté des réseaux de transport, surtout dans les pays enclavés, explique que les coûts de transport en Afrique sont les plus élevés au monde. Ceci entrave non seulement le commerce inter-régional mais aussi la capacité du continent à rivaliser sur les marchés internationaux. Cette carence a un également un impact négatif sur les flux d’investissement étrangers directs.
Seule 30 % de la population africaine a accès à l’électricité contre 90 % dans les autres parties du monde développé. Seulement, 18 % du potentiel irrigable est exploitée en Afrique alors que de nombreux pays doivent importer de la nourriture. L’Afrique a un taux de pénétration des télécommunications qui ne dépasse pas les 6 % alors que le reste du monde atteint 40 %. Les réseaux ferrés sont clairsemés et parfois inexistants. Les ports le plus souvent non compétitifs tandis que les voies fluviales, à l’intérieur du continent, sont difficilement exploitables pour le commerce et le voyage.
Pour les chefs d’Etat réunis à Addis-Abeba, les projets de PIDA arrivent à point nommé pour le développement de l’Afrique et son rayonnement dans le monde. Parallèlement, l’ensemble des constructions, leur exploitation et leur maintenance devrait créer plus de 15 millions d’emplois directs. Et c’est sans compter les millions d’emplois indirects créés par l’augmentation de l’activité générée par les projets du PIDA.

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