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Grèce, quand on a plus rien à perdre

Publié le 12 février 2012 par Parisathenes
une phrase qui revient souvent : quand un peuple n'a plus rien à perdre, il devient de plus en plus menaçant et il faut prendre au sérieux son indignation.
Aujourd'hui c'est un jour crucial pour la Grèce et pour tous ceux qui y vivent, Grecs, immigrés coincés ici parce qu'ils n'ont pas les moyens de repartir dans leur pays d'origine. Les classes moyennes grecques deviendront les pauvres de l'Europe et à mon avis ne seront pas les derniers. D'autres pays suivront, ils sont déjà dans le collimateur.
La nuit sera longue ce soir au Parlement hellénique. Est-ce-que ces 300 députés ont réellement conscience de l'état du pays qu'ils remettent à ces enfants qui feront la Grèce de demain ? La seule chose importante qui ressort de l'actualité c'est qu'ils courent vers la porte de sortie comme des rats qui quittent le navire devant le danger. Bien évidemment, ils pensent tous aux prochaines élections, certainement pas aux millions de Grecs qui meurent chaque jour à petit feu.
Ont-ils conscience qu'ils sont tous responsables (les 300) des politiques menées depuis toutes ces années ? Ont-ils conscience de leurs salaires et de leurs retraites face aux retraités imputés des quelques euros qui leur restaient, ou des "petits" fonctionnaires (ces fonctionnaires de haut rang qui en ont bien profité toutes ces années!) qui risquent demain de travailler et de ne toucher aucun pauvre sou ?
Et l'église dans tout cela ? ne paiera-t-elle donc pas elle aussi un jour ? pourquoi payer les popes avec les deniers de l'Etat ? puisque l'église n'est pas taxée comme le commun des mortels, qu'elle paye donc ses ouailles ! ...
Ont-ils conscience de ces mesures imposées à leur pays ? des droits bafoués ? des taxes imposées à ceux qui ont toujours payé ? Ont-ils conscience que ceux qui devaient payer ne l'ont toujours pas fait ? à quoi ont donc servi ces listes de sociétés et personnalités qui doivent des millions diffusées sur internet ? Petit à petit les Grecs ont été conditionnés à accepter bon gré mal gré ces mesures drastiques.
Demain, comment se réveillera la Grèce ?
Et après-demain, puisqu'il faudra bien qu'il y ait des élections, quel message les Grecs passeront-ils ? Continueront-ils à appuyer ces partis (tous confondus) qui n'ont rien fait lorsqu'ils avaient le pouvoir, et ces autres qui jouent au jeu du "ni oui, ni non" en ne faisant que critiquer et ne proposent rien ?
Les Grecs aujourd'hui n'ont plus rien à  perdre, ils ont tout perdu. Leur souveraineté, leurs salaires, leur espoir du lendemain.
Quel dilemne pour leur prochain vote !!! Sanctionner n'est pas la bonne solution mais quel parti sera à la hauteur ? Avis de recherche.


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