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Repose en paix, Gary

Publié le 17 février 2012 par Sixverges
Repose en paix, GaryVotre humble serviteur vient de perdre son idole...
Petit pincement au cœur au QG 6VB hier après-midi lorsque j'ai appris le décès de Gary Carter. On s'y attendait tous mais ça frappe quand même. Il faut dire que le Kid fut pas mal mon premier et dernier joueur préféré. Aucun joueur du Canadien ou de la NFL n'a pu atteindre ce statut. J'ai été fan d'équipes et j'avais des joueurs que j'aimais bien mais aucun n'a trôné au sommet comme Carter.
Évidemment, j'admirais Carter avec un cœur d'enfant. J'avais environ six ans quand j'ai commencé à m'intéresser au Baseball en 1979 (mettons) et Carter était entrain de devenir une superstar. Il était bon frappeur, excellait en défensive, il faisait des annonces de 7UP. Un charisme hors pair et un sourire qui nous disait qu'il était notre ami. Le premier championnat des Expos lors de la drôle saison 1981 m'a comblé et le fameux Blue Monday était le pire jour de ma jeune vie. Je vibrais au rythme des Expos à cette époque où le Québec aimait plus qu'un sport.
J'adorais les Expos mais Gary était au sommet. Je me rappelle encore clairement du matin de 1984 où en me levant le matin m'a mis la main sur l'épaule et me dit avec un aire grave «Ils ont échangé Gary Carter». Mon sang s'est glacé, surtout qu'elle ne pouvait me dire qui ils avaient obtenu en retour. Ça s'est avéré être Floyd Youmans (lanceur coké), Herm Winningham (voltigeur poche), Mike Fitzgerald (receveur poche) et Hubie Brooks (que j'haïssais). Aucun de ces joueurs n'a passé proche de me faire oublier Gary. J'ai vite compris que l'argent était un des facteurs qui avaient motivé la transaction mais il s'est aussi avéré que l'équipe avait essentiellement choisi entre Gary et André Dawson. Il y avait un élément racial la-dedans car apparemment les noirs de l'équipe trouvaient que Gary monopolisaient trop d'attention. Mettons qu'à 11 ans, tout ça me passait cent pieds au-dessus de la tête et que j'ai retenu que les Expos avaient préféré l'ostie de chokeux de Dawson à mon héros. Je n'en revenais pas. Gary était super clutch et sympathique tandis que Dawson était un trou de cul qui échouait toujours quand ça comptait. Goddammit. J'ai moins suivi le baseball en 85 et 86, revenant en 87 quand Dawson avait quitté pour Chicago.
Après de belles années avec les Mets, Carter est revenu pour dernier tour de piste à Montréal en 1992. L'équipe revivait à ce moment-là avec de nouveaux habits et de jeunes joueurs excitants (Grissom, DeShields, Walker). Le retour de Gary était comme une cerise sur le sundae. Il en a avait perdu sur le terrain mais il ne se faisait pas honte. En plus, ce retour a donné lieu à un des deux ou trois meilleurs moments sportifs auxquels j'ai assisté en personne: le dernier match de la saison, le dernier da la carrière de Gary, alors qu'il donna une victoire de 1-0 aux Expos avec un double héroïque...juste hors de portée d'André Dawson. J'ai failli évanouir de bonheur et vous pouvez voir ça drette ici.

Bon repos, le Kid.

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