Justified: 3.07 The Man Behind the Curtain


Quarles est la seconde star de cet épisode, après Raylan. On s'intéresse enfin de plus près à ce mystérieux mafieux albinos de Detroit et c'est tout à fait de rigueur vu qu'il est désormais établi comme l'actuelle menace pour Raylan. On a donc finalement droit à une première confrontation digne de ce nom entre les deux personnage, entamée avec grande classe lors du face-à-face dans le bar du motel de Raylan. Plus globalement, ce qui est le plus intéressant au sujet de Quarles dans cet épisode, c'est de le voir prendre plus d'initiatives. Le conflits des malfrats d'Harlan avait bien débuté mais il se résumait pour l'instant à des opposants se jaugeant du regard. Je suis donc heureux des premières "offensives" de Quarles contre Raylan ET Boyd qui apportent plus de dynamisme à l'intrigue. Raylan ne se laisse bien évidemment pas faire et j'ai trouvé sa riposte aux projets de développements de Quarles bienvenue aussi pour donner à voir comme ce big bad peut se révéler faillible, ce qui le rend plus crédible. Dans l'idée de présenter un personnage plus authentique, son mépris et rancoeur envers le fils de son boss, qui lui a pris sa place, marche aussi. Sa réponse à Raylan ne se fait sinon pas attendre et elle est finement choisie. Je ne sais pas vraiment ce qu'il compte faire avec ce bon vieux Gary, mais l'implication de ce dernier maintient une vraie continuité dans la série et devrait permettre de ramener Winona dans l'équation.

A part ça, je ne vois pas trop où la sénilité de plus en plus prononcée d'Arlo va nous mener (si ce n'est à sa mort) mais en attendant, ça permet au personnage de se montrer plus touchant et offre l'opportunité à Raymond J. Barry de faire du très bon boulot.
En conclusion, un très bon épisode, tout en tension et coolitude qui fait un pas dans la bonne direction... mais que j'aurais tout de même espéré meilleur. Dans sa globalité je trouve le jeu d'échecs entre Raylan et les truands d'Harlan fort bien géré, tout à fait prenant et habile mais le cas Limehouse commence un peu à poser problème, le statut d'observateur ne le mettant pas bien en valeur.
