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Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)

Publié le 27 mars 2012 par Melaniepiqpiq
Sinon la série noire continue pour la Reum. L'autre jour, elle m'a fait la frayeur du séjour (à côté de ça, le coup de la noyade, c'était rien) en faisant un roulé-boulé doublé d'un cognement de tête contre la roche en descendant les marches (plus que glissantes) d'un des temples de la pagode des parfums. Je m'attendais au pire (vu d'en haut c'était vraiment impressionnant) mais elle s'en est tirée avec une bosse, des bleus et quelques égratignures (alors que le gros doigt de pied commençait à cicatriser...) (ça, c'est une autre histoire... c'est quand elle nous a fait le culbuto en courant pour ne pas être en retard pour le bus après la pause pipi). Moi par contre, j'en ai tremblé pendant une heure !
Le soir même, elle n'a rien trouvé de mieux que de se faire éventrer son sac à main au cutter en pleine rue... et se faire piquer son porte-monnaie. Du grand art. Le sac était rempli de bric-à-brac, et ils ont trouvé immédiatement trouvé ce qu'ils cherchaient.
Évidemment, cet incident est arrivé pile-poil le lendemain du jour où j'avais réussi à retirer une grosse somme d'argent d'un coup pour nous 2 (environ 300 euros au lieu des 80 habituels, pour la même commission. Vive la City Bank). Butin : environ 150 euros.
Pour résumer : faites gaffe aux pickpockets, ils sont vraiment très forts.
Pour en revenir à la pagode des parfums, lieu du roulé-boulé, l'excursion à la journée ne fut pas de tout repos.
Nous avons d'abord dû faire 2 heures de bus pour rallier ce complexe de pagodes situé à 60 km au sud-ouest d'Hanoï. Oui vous avez bien calculé, vitesse moyenne de croisière 30km/h, quoique avec l'arrêt obligatoire de 30mn dans un grand magasin d'artisanat ça fait plutôt dans les 40, et ça suffit largement vu l'état des routes.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)le paysage par la fenêtre sale du bus (et non pas des profs) (comprenne qui pourra)
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)cohabitation pacifique des rizières, des tombes et des temples. Au début ça surprend mais on trouve rapidement cela très joli. Je me demande juste si le riz qui pousse dans cet environnement a un cachet spécial (comme le café qui passe par la crotte des belettes, hors de prix, cf plus tard).
A l'arrivée, nous avons compris l'ampleur du fameux festival bouddhiste dont j'avais entendu parler sans vraiment penser aux conséquences pratiques. D'après notre guide, le site pouvait voir venir jusqu'à 500 000 personnes par jour le week-end... et nous étions samedi. C'est un euphémisme de dire que nous n'étions pas les seuls. Pendant le trajet en barque jusqu'au site nous avons eu droit à au moins une centaine de « helloooo ! » enthousiastes des pèlerins locaux matinaux qui étaient déjà sur le chemin du retour.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)joli panorama malgré le ciel trouble
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)maudite soit l'Allemande (évidemment) qui me gâche ma photo avec son gros bras
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)vendeuse de café flottante
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)
Le nombre impressionnant de barques sur le débarcadère laisse augurer de la cohue sur le site
Sur le chemin entre le débarcadère et l'entrée sur le site, une enfilade de restaurants que pour une fois, j'étais contente de ne pas pouvoir tester.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)si je ne me trompe : une jambe de cerf, un porc-épic et une belette
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)cherchez l'intrus
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2) encore plus loin dans le gore... toujours le même trio infernal
Notre récompense après la montée de quelques marches :
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)entrée de l'une des pagodes principales, soit la porte de Tham Quan à la pagode de Thien Tru (merci internet pour ces indications toponymiques)

Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)là on voit encore mieux la foule... On a d'ailleurs réussi à perdre notre groupe pendant presque une heure...

Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)adorable petit dragounet un peu plus au calme dans le jardin de cette pagode
C'est après que ça se corse. Les escaliers continuaient, continuaient, jusqu'en haut de la montagne, il crachinait, et j'étais chaussée d'une paire de tongs... qui menaçaient de rendre l'âme d'une minute à l'autre. En bonne pèlerine, j'ai quand même voulu grimper à pieds et pas en funiculaire (trop simple). Ceci dit c'est Mounich en tennis qui a fait le roulé-boulé et pas moi. Aucune justice en ce bas monde.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)
mes pieds crottés auront eu le mérite de provoquer l'hilarité des Vietnamiens. L'un m'a dit entre 2 éclats de rire « you look like Vietnamese farmer »
Sur le chemin parsemé de pagodes, j'ai enfin compris à quoi servent les faux billets (dollars, dongs...) qu'on voit dans un magasin sur 2 à Hanoï.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)en voici une baignoire entière en train de brûler !
Au sommet de la montagne, THE grotte de Huong Tich, point d'orgue du pèlerinage.
Alors là, c'était carrément la cohue. Claustrophobes et ochlophobes s'abstenir. C'est parti pour un grand bain de foule dans la pénombre.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)à l'intérieur de la grotte on peut voir l'appareil de Minouch qui essaie (avec succès) de prendre une photo aussi nulle que la mienne.
Je vous rassure, nous avons tout de même pris le téléphérique pour descendre... On avait pas trop le choix vous me direz, sinon on aurait raté la barque et le bus.
Retour sous la pluie également.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)Les barques qui transportaient des Vietnamiens étaient beaucoup plus chargées que celles qui transportaient des Occidentaux. Aurait-ce un rapport avec le poids à la pièce?
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)J'aime beaucoup la touche de couleurs que les parapluies mettent à cette grise photo de notre retour au port.
Revenons-en maintenant au premier verbe du titre de ce post : à Hanoï, qu'est-ce qu'on boit ? De la « bia hoi » à moins de 50 centimes (cf post 73)sur des tabourets en plastique, mais surtout du CAFÉ (enfin... ca phê) digne de ce nom!! Ahhh, qu'est-ce que ça fait du bien d'en avoir du bon après les 2 semaines de Nescafé en Thaïlande  ! Mais attention, cœurs sensibles s'abstenir ! Un vrai café de cow boy, à côté, l'espresso italiano passe pour de la pisse d'âne. C'est tellement épais qu'on dirait un sirop. Moi je l'aime « sua nong », c'est-à-dire chaud avec du lait concentré sucré qu'on te met dans le fond, et c'est à toi de mélanger.
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)
Quand c'est fait dans les règles de l'art, on te le fait sous le nez. Il faut un peu de patience mais ça vaut le coup d'attendre. C'est assez cher (en général aux alentours d'un euro) mais tellement bon...
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)La Mounich aime tellement ça qu'elle a failli se noyer dedans.
Ceci dit ça arrive parfois de se faire servir de l'infâme Nescafé... rageant.
Avant de partir j'ai fait le plein... j'ai pris le meilleur, celui qui passe par les crottes non pas à papi mais de belette (cf post 74 pour une explication plus détaillée).
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)
Boire, déboires et manger à Hanoi (partie 2)
Je réitère l'invitation (à laquelle personne n'avait répondu la dernière fois, bande de poltrons culinaires) à prendre un café chez moi... A boNN entendeur !

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