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[Europe - Banksters] Grèce : “On ne doit rien ! On ne vend rien ! On ne paie rien !” – Les Mutins de Pangée

Publié le 27 mars 2012 par Yes

Cher(e)s SMG* et nouveaux arrivants,

La Grèce est devenue en peu de temps le laboratoire des prédateurs capitalistes… L’Etat ne joue plus son rôle depuis bien longtemps, après que le “social démocrate”  George Papandreou ait laissé les clefs aux pires banquiers internationaux. C’est un peu comme si – pour reprendre et déformer la formule de Noam Chomsky – on avait ouvert la cage  un tant soit peu protectrice pour laisser entrer les fauves, empressés de dévorer au plus vite tout ce qu’ils peuvent. Ils ont un mot pour ça : le  “mémorandum”, terme qui ne camoufle même plus les plans d’austérité dégueulasses fixés par la Troïka (EU, BCE, FMI).

Souvenez-vous, à la fin de l’année dernière, ils ont refusé au peuple de s’exprimer par référendum et ont commis d’office un nouveau dirigeant afin de mieux continuer leur sale besogne. Ces mesures d’austérité qui ont commencé à toucher la France lors de la casse du régime des retraites en octobre 2010, s’accélèrent en Grèce à la vitesse d’une mitraillette : baisse du SMIC (-22%), baisse des retraites (jusqu’à 40%), fermeture des écoles, des hôpitaux, abandon du patrimoine non rentable à court terme, vente des biens publics… Un pillage en règle. La Grèce sert aussi d’exemple pour ces prédateurs qui nous annoncent déjà que ça sera aussi inévitable pour la France si on n’obéit pas aux marchés, quel que soit le président qui sera élu en mai (on vous en montrera plus dans une très prochaine série de reportages en cours de tournage… Ce qu’on a filmé avec François Ruffin est édifiant.)

D’ailleurs, qui a été choisi par la Troïka pour mettre encore plus à genoux les Grecs ? Lucas Papademos, ex-vice président de la Banque Centrale Européenne (BCE), ex Chief Economist au parcours américain si typique de ces spécialistes qui ont le talent d’être à la fois responsables de la crise et de se faire engager comme soit disant “sauveteurs” !

Mais tout n’est pas perdu. Depuis des mois, le peuple grec manifeste, enchaîne les grèves générales et organise la solidarité, la résistance, en invente chaque jour les outils… Et cette résistance, c’est partout en Europe qu’il faudra certainement qu’elle s’organise car nous n’aurons pas vraiment le choix face au plan de bataille que nous préparent les “Chiefs economist”… Comme toujours, il s’agira d’un rapport de force.

En Grèce, comme ailleurs en Europe, on jette des regards vers la France, dont on attend qu’elle se souvienne  de son Histoire sociale, syndicale,  qu’elle retrouve son esprit révolutionnaire, insurrectionnel, quelque chose qui reste peut-être encore dans la mémoire collective, l’esprit de la Commune de 1871… Qui sait ? Il y a des moments, comme le référendum européen de 2005, le joli mois d’octobre 2010, ces “défaites” provisoires (nos petites victoires !)  qui resurgiront sous différentes formes encore. Ce qui était impensable il y a six mois revient dans les têtes quand on ne s’y attendait plus.  Dans les urnes et dans la rue, chacun autour de soi, il faudra lutter encore, résister. C’est pas de la blague.

Grèce : “On ne doit rien ! On ne vend rien ! On ne paie rien !” – Les Mutins de Pangée.


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