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Un godwin nommé humanisme

Publié le 27 mars 2012 par Juval @valerieCG

Sil y a un point godwin dans le féminisme, c’est bien le fameux ânonné d’une voix ingénue par une connasse en train de compter sa collection de rouge à lèvres « oui alors moi je ne suis pas féministe, je suis humaniste ». Je vous rassure cela s’accorde aussi au masculin).

C’est ainsi que je me suis récemment vue infliger un crétin qui vient m’expliquer qu’une mort c’était une mort et que c’était tout le temps triste, que ca soit un homme ou une femme. (des fois que je me resserve un coca zéro à chaque fois qu’un homme meurt hein).

J’ai bien tenté d’expliquer que je ne me situais pas sur le plan de la tristesse mais sur un plan purement analytique et militant. Il est bien évident – tout autant que la pluie mouille – qu’il n’y a pas de morts plus graves que d’autres.

La mort d’une femme tuée par son conjoint n’est pas pire que celle de l’homme tué car il a refusé une cigarette. Mais la prévention et les réflexions ne peuvent être les mêmes face à ces deux crimes.  Et c’est là qu’intervient le féminisme par exemple.

Personne n’a rien contre l’humanisme sauf qu’on constate régulièrement qu’il revient à la défense du groupe majoritaire (soit des hommes blancs hétérosexuels). Je ne compte ainsi plus les groupes « de gauche » au sens le plus large qui expliquaient que la lutte des classes passaient avant nos amusements d’antiracisme ou de féminisme.

Lorsqu’une femme est tuée à cause de son genre (cela n’est evidemment pas toujours le cas), les raisons sont évidemment différentes de celui qui est tué pour un paquet de clopes, ou parce qu’il est noir ou parce qu’il est homosexuel etc.

La prévention, mot qui est visiblement en train de devenir un gros mot,  à mener est fort différente selon le crime commis.

La récente actualité ne nous dit pas qu’il y a une hiérarchie dans les morts ; et qu’un enfant juif vaut davantage qu’un enfant belge. Elle nous explique simplement que nous pouvons et devons travailler sur les crimes de haine afin d’éviter qu’ils se reproduisent.

Les luttes féministes permettent de prendre en compte les discriminations, crimes liés au sexe ; l’humanisme, l’histoire l’a maintes fois prouvé, tend à faire oublier les discriminations vécues par les minorités au profit du groupe dominant.


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