Magret de canard & patates douces, version feignasse

Par Eric Bernardin

Pâques approchant, il est normal que je vous parle de cloche. Pas celle qui fait bling-bling, mais celle en pyrex qu'utilisait ma grand-mère pour faire des pommes de terres sautées d'anthologie. Je m'en sers toujours, et cela permet d'arriver à des cuissons parfaites ... sans rien faire ni surveiller.

Dans ma poêle, j'ai donc placé mon magret côté peau (tailladée en losanges avec un couteau en céramique), l'ai mis dans une poêle bien chaude avec des patates douces taillées en "frites". J'ai attendu une petite minute, puis j'ai couvert avec ma cloche. Dix minutes plus tard, tout était parfaitement cuit : à la fois doré et rosé. Avec les patates douces qui avaient pris le goût de la graisse de canard. (Jamais) trop bon !

J'ai bu avec ce plat un Carignan 2010 du domaine de la Bouysse. Une petite merveille. Un nez gourmand, sur les fruits noirs, les épices, et quelques notes fermentaires rappelant la macération carbonique. Mais surtout une bouche ronde, soyeuse, aux tannins glissant comme l'eau sur les plumes du canard. Ca coule dans le gosier sans accrocher nulle part. Et puis un p... de fruit et de la fraîcheur. Difficile de ne pas se boire toute la bouteille d'affilée. 

Une petite merveille pour environ 5 €. Comme le disait une célèbre pub, il faudrait être fou (folle ?) pour dépenser plus. 

blog A boire et à manger   blog A boire et à manger  blog A boire et à manger