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Vendredi 13 : un curieux « gros lot » sous forme de grenade pour un avocat parisien

Publié le 14 avril 2012 par Kamizole

(Jour N-8) On ne se méfie jamais assez ni du Vendredi 13 ni plus encore des grenades. Mon père qui avait fait les deux guerres de 14-18 et 39-40 dans l’artillerie m’a toujours expliqué que l’on de devait jamais dégoupiller une grenade même ancienne et que dans l’utilisa-tion normale - militaire - il fallait le faire en respectant certaines règles, notamment en décomptant mentalement un certain nombre de secondes à partir du moment où la grenade a été dégoupillée - j’en ai oublié le chiffre précis, entre 8 et 10 ? - temps au-dela duquel la grenade exploserait dans la main du soldat.

S’agissant du Vendredi 13, je ne suis nullement superstitieuse. J’ai bien misé aussi modestement que d’habitude mes 4 petits euros au super-loto mais rien gagné. Il me manque incontestablement une patte de lapin ainsi qu’un trèfle à quatre feuilles, un fer à cheval ou autres grigris.

Toujours est-il que j’entendis l’info dans la soirée et la repris sur Reuters Un avocat se tue à Paris en manipulant une grenade de collection (13 avril 2012). Pas très fute-fute pour un amateur d’armes anciennes qui, venant de s’être fait livrer un colis contenant des grenades de collection a manipulé l’une d’elles, pensant qu’elle était inoffensive… « Il a eu un bras arraché avant de succomber à ses blessures (…) en même temps qu’une collaboratrice de l’avocat a été commotionnée lors de l’explosion ».

« Ce drame de l’imprudence ou l’inconscience » (Le Parisien 14 avril 2012) s’est déroulé vers 16h30 dans le cabinet de Jérôme Muriaux - un avocat de 45 ans spécialisé du droit des affaires - situé au 101 rue Miromesnil dans le VIIIe arrondissement de Paris (Europe 1, le 13 avril 2012).

Jusqu’à présent, j’avais surtout entendu parler de gamins ou d’ados qui ayant trouvé par hasard des grenades ou autres engins datant de la première guerre mondiale ou de la seconde avaient été blessés ou tués par l’explosion de l’engin manipulés impru-demment. Lorsque l’on connaît toutes les précautions prises par les démineurs lors qu’il s’agit de désamorcer des obus retrouvés le plus souvent à l’occasion de travaux - population évacuée au-delà d’un périmètre de protection - il me semble qu’à son âge l’avocat a manqué de jugeotte.


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