Magazine Côté Femmes

Je ne suis pas une femme donc.

Publié le 16 avril 2012 par Juval @valerieCG

J’avais taré, à l’occasion du 08 mars, ce calamiteux article de Eliette Abecassis, papesse de la féminitude et de la maternitude.

Ne cherchons pas à comprendre ce que serait la féminité selon Abécassis, nous y perdrions notre latin.

Ne rappelons pas non plus que l’excision n’a rien  à voir avec l’islam, lui est bien antérieure et pratiquée chez les 3 grands monothéismes et dans certaines religions animistes.

Mais non.

Arrêtons nous sur

C’est comme si l’on assistait à un retour de la domination masculine là où l’attendait le moins, sur le propre terrain de la féminité. Le débat sur « le genre » le montre bien: les rôles des femmes et des hommes seraient construits et interchangeables. En d’autres termes, l’homme peut remplacer la femme. Par exemple, dans le cadre du divorce et du débat sur la garde alternée, les hommes en revendiquant l’égalité parfaite, pensent qu’ils sont des mères comme les femmes. Or c’est faux. La vraie mère, comme dans le jugement de Salomon, n’est-elle pas celle qui refuse de couper son enfant en deux?

La féminité donc, serait le fait de s’occuper de son enfant. Rappelons également que les soins à ses propres enfants sont une fait récent, circonscrits à certaines régions du globe. A croire donc que les millions de femmes qui, par besoin ou convention sociale, envoyaient leurs enfants en nourrice avaient perdu leur féminité. A croire également que tous les peuples où l’enfant est élevé par la grand-mère maternelle, ont perdu leurs femmes féminines.

J’ai envie de dire que cela n’est pas le plus grave pour le coup, même si on touche ici à une ignorance quasi totale tant de l’histoire que de l’ethnographie.

Non ce qui m’emmerde c’est que, clairement, Abécassis écarte complètement le père de l’élevage de l’enfant. apparemment un père serait inapte – pire s’il le fait il rentrerait dans un processus de domination – à le faire. Il deviendrait.. une femme, un être féminisé, féminin.

Donc comprenons un peu les choses. Une femme rentre crevée chez elle après un accouchement (si des femmes veulent nous témoigner à ce sujet vous êtes les bienvenues). Comme la France est la championne de l’épisio, elle souffre légèrement et prie pour ne plus jamais aller de sa vie aux toilettes. Bref c’est pas la forme totale pour certaines d’entre elle. Et bien peu importe il ne faut surtout pas que le père les aide, sinon elles perdront « de leur féminité ».

Grâce à Royal, les pères avaient obtenu 15 maigres jours de congé. Nous sommes beaucoup à demander un congé obligatoire pour les pères de la même durée que celui des mères à partager comme ils le souhaitent. Grâce à ce genre de texte, les droits de père n’avanceront clairement jamais. Et pour celles qui seraient davantage intéressés par ceux des mères.. je vous rappelle que si un homme ne doit pas s’occuper des enfants, alors il faudra que ce soient les femmes qui continuent à le faire ; inutile donc ensuite de protester contre les différences de carrière. Si vous êtes les seuls à vous occuper des mouflets, il est logique que les hommes avancent dans leur carrière sans vous attendre.
Ne parlons même pas de la garde alternée, vu que visiblement pour Abécassis c’est proche d’un meurtre.

 


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