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L’utopie de l’équipe-type

Publié le 16 avril 2012 par Passionacmilan

PatoCette saison, Allegri n’a jamais pu compter sur son équipe type, avec les 11 titulaires en forme. JAMAIS. Entre blessures, méforme lors des retours et suspensions, l’entraineur de Milan n’a jamais pu aligner l’équipe qu’il avait en tête. Dès la première journée (et même avant!!!), l’équipe a été fauchée par les blessures. Mexès a été engagé déjà blessé, Flamini l’a rejoint dès la Supercoupe d’Italie avant même de commencer le championnat. Ensuite il y a eu des cas exceptionnels comme Gattuso et Cassano, les rechutes infinies de Pato…

Mais tous les autres éléments de l’effectif ont à un moment ou à un autre été touchés par les blessures, en mettant chaque semaine Allegri face à des choix forcés, avec des joueurs fatigués, légèrement touchés, fiévreux… Il est vrai qu’un grand club doit pouvoir faire face aux blessures mais pas autant et tout au long de la saison. Cela influence directement les résultats sportifs. Par conséquent, l’AC Milan n’a gagné aucune confrontation directe mais est miraculeusement en course pour le titre. A la longue, la fatigue de certains joueurs qui ont du jouer trop de matches consécutifs et / ou pas en parfaites conditions risque de se faire ressentir. Il faudra espérer que cela ne sera pas décisif lors des derniers matches car en plus d’avoir vécu une saison très difficile, Milan est l’équipe italienne qui a joué le plus de matches.

Le problème des blessures doit être résolu en priorité cet été. Et il n’est pas nouveau! En 2005 déjà, Milan avait été contraint de jouer deux mois avec un seul attaquant disponible (Crespo)! Durant l’été 2006, Galliani s’était déjà plaint d’avoir passé une saison avec trop de blessés. En 2007, Galliani se félicitait car Milan avait gagné la Champions League malgré les nombreuses blessures. En 2008, il avait considéré le nombre de blessés comme cause principale de la mauvaise saison (et qualification en Coupe Uefa…). En 2009? Idem. En 2010? Pareil! Et la saison passée, quelle a été le facteur déterminant lors de l’élimination de la Champions League contre Tottenham? Les blessures seront toujours présentes dans le football mais il faut être en mesure de les limiter le maximum. Cet été, le club devra sérieusement se pencher sur ce problème trop récurent et trouver des solutions même s’il n’y a pas une cause unique qui provoque les blessures.

Des cas comme Gattuso et Cassano sont uniques. Pour le reste, il y a de nombreuses pistes à creuser pour ensuite trouver des solutions. D’abord il faut distinguer les blessures dues à des faits de jeu ou dues à des problèmes musculaires. Ensuite, analyser les éventuelles causes : le terrain de San Siro est catastrophique et l’âge moyen de l’équipe est élevé et augmente le risque de blessures. D’autres questions doivent trouver des réponses : la préparation estivale est-elle à revoir? Et les entrainements (beaucoup plus lourds en Italie qu’ailleurs en Europe)? Quelle est la qualité du staff médical? La gestion l’effectif est-elle raisonnable et efficace? Comment instaurer un turn over de qualité? Milan devra trouver des réponses et apporter des solutions même si le problème des blessés est généralisé. Lors d’une étude réalisée pour un reportage sur une chaine italienne (en 2010), des journalistes avaient pris en considération les quatre grandes équipes des quatre grands championnats européens (Italie, Angleterre, Espagne et Allemagne). En novembre, après 4 mois de compétition, l’Italie comptait déjà 90 blessures musculaires, avec 21 joueurs indisponibles au moment précis de l’étude. En Angleterre, il y avait 49 blessés dont 9 indisponibles. En Espagne 22, avec 3 indisponibles (un de ceux là était Kaka) et en Allemagne 14 blessés, avec 2 seulement indisponibles. Le problème semble être global en Italie. Les préparations et les entrainements sont-ils trop intenses?

Quoi qu’il en soit, Milan devra se pencher sur le problème cet été car non seulement il influence les résultats sportifs mais également le mercato. En effet, la mauvaise gestion du cas Pato pourrait couter très cher au club. Galliani avait réussi à le vendre à un prix assez intéressant, pour ensuite engager Tevez. En annulant toute l’opération à la dernière minute, Berlusconi pourrait avoir provoqué des dommages sportifs et économiques importants au club. Tout d’abord car Milan aurait pu compter sur un attaquant de classe mondiale en championnat. Ensuite, car cet été, Milan ne pourra pas compter sur l’argent d’une éventuelle vente de Pato pour renforcer l’équipe, sa valeur ayant fortement chuté. Un double problème qui risque de compromettre la carrière d’un grand talent et la tentative du club milanais de se relancer au plus haut niveau européen…

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