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Sommet des amériques : l’échec d’Obama, la colère de l’Argentine

Publié le 16 avril 2012 par Rene Lanouille

Timerman, le ministre des affaires étrangères argentin, participait à ce sommet Timerman, le ministre des affaires étrangères argentin, participait à ce sommet Le sommet des amériques, qui s’est déroulé ce week-end à Carthagène, en Colombie, a vu le président américain Barack Obama très isolé face aux 32 chefs d’état réunis pour l’occasion. Déjà affaibli par le scandale sexuel qui a touché son service de sécurité deux jours avant son arrivée, le président américain n’a pas été capable de créer un consensus entre les pays du continent, au point que le rapport final n’a même pas été signé par les différents protagonistes.

Les pays latino-américains en veulent à Barack Obama sur deux sujets : l’embargo cubain et la question de la souveraineté des iles malouines. Concernant les Malouines, c’est une Cristina Kirchner furibonde qui a quitté prématurément hier après-midi le sommet, refusant de se rendre à un dernier meeting privé entre les 33 chefs de l’état. La raison de sa colère ? Le refus des Etats-Unis et du Canada d’évoquer la question des malouines dans l’agenda du sommet.

Selon les agences de presse colombiennes présentes sur place, la présidente argentine était très en colère sur le chemin du retour vers l’aéroport : « elle était complètement furieuse du manque de soutien envers l’Argentine sur la souveraineté des iles malouines. Elle était très remontée contre les autres chefs d’état qui ont esquivé le sujet tout au long du sommet. Elle n’arrêtait pas de répéter : c’est absurde ! Mais qu’est-ce que je fais ici ! » Mme Kirchner en veut précisément à Barack Obama alors que les autres pays latino-américains soutiennent en majorité la demande argentine.

Cristina Kirchner n’a pas été la seule à boycotter le dernier meeting puisqu’Evo Morales, le président bolivien, l’a imité. Le président de la Bolivie ne comprend pas la position américaine sur Cuba : « comment se fait-il que Cuba ne soit pas présent à nos côtés ? Qu’on ne me parle pas d’intégration en amérique latine si on exclue ce pays ! » Barack Obama n’a pas du tout parlé de Cuba pendant son week-end colombien. Depuis qu’il est à la Maison-Blanche, il s’est toujours refusé d’ouvrir le dialogue avec Cuba tant qu’un régime démocratique ne serait pas installé.
Ricardo Bellone

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