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Mirbeau, fauve anarque alittéraire

Publié le 17 avril 2012 par Tudry

Mirbeau, l'anarque alittéraire. Avec L'Abbé Jules, il défait le roman « classique », c'est-à-dire littéraire. Pour Octave Mirbeau, dans un univers absurde, dans un monde livré au chaos il est naïf (voire particulièrement mirbeau, anarque, alittéraire, abbé jules, l'age d'hommemanipulateur) de produire un récit qui entretienne l'illusion d'un cosmos ordonné. Anarque, donc, parce que contrairement au sectateur anarchiste, il perçoit qu'il ne s'agit pas de rejeter (de façon immature) les principes mais de s'unir à eux pour être son propre principe, son propre commencement... (arkhè).

Mirbeau rejette et défait le finalisme du roman balzacien et zolien, mauvais visionnaires d'une « réalité » qui n'est autre que la « fausse parole faites chair » ! « Classiques » ou aussi faussement « novateur » que les « naturalistes » ces histoires aux enchaînements logique, implacablement linéaires mènent vers un aboutissement, vers un achèvement... Et c'est une fausseté ! « création » frauduleuse d'un côté, « mimésis » mensongère de l'autre...

Anarque à sa manière également, Witold Gombrowicz, qui plus radicalement encore pointera l'immature essence de ce «mONde » comme il roule et refusera le diktat littératueur du « dénouement » !


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