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Une étude sur les niveaux de vitamine D dans la population Française

Publié le 24 avril 2012 par Damienamselem

Une étude sur les niveaux de vitamine D dans la population Française dans Prévention dans le domaine de la santé invs

Dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut National de Veille Sanitaire de cette semaine, on trouve deux compte-rendus d’études qui méritent une lecture. D’abord une analyse très intéressante du statut en vitamine D de la population adulte en France : Réalisée d’après les données de l’Étude nationale nutrition santé 2006-2007. Il pourra paraître surprenant à certains que ce travail porte sur des données de 2007, mais les données épidémiologiques disponibles au niveau national sur la question sont comme le rappelle l’INVS étaient jusqu’ici  « rares et anciennes »  ne permettant donc pas un pilotage adapté des actions de santé publique, l’étude des données de 2007 pour anciennes qu’elles paraissent constitue un progrès dans cette perspective.

Les études mettent en évidence que la concentration en 25(OH)D (forme circulante de la vitamine D) variait variait de manière significative selon

  • le sexe,
  • le lieu de naissance,
  • le niveau d’éducation,
  • le fait d’être parti ou non en vacances,
  • la corpulence,
  • le statut tabagique,
  • le niveau d’activité physique
  • le degré d’ensoleillement (et donc le moment du prélèvement)

=> L’insuffisance en 25(OH)D (<30 ng/ml) concerne

  • 80,1% des adultes,
  • 42,5%présentant un défi cit sévère à modéré <20 ng/ml
  • 4,8% [3,6-6,3] un défi cit sévère <10 ng/ml.

Quel que soit le seuil retenu, l’étude note que les carences étaient plus courantes chez :

  • Chez les participants nés en dehors d’Europe ;
  • Chez les fumeurs ;
  • Durant la période de février à mai ;
  •  dans les zones de résidence présentant le moins bon ensoleillement annuel.

On rappellera que la vitamine D joue un rôle majeur dans la minéralisation osseuse, une déficience étant associée au risque de défaut de minéralisation
osseuse, d’ostéoporose et de fractures.  Certaines données – qui restent à confirmer – laissent par ailleurs supposer que la vitamine D pourrait aussi  jouer un rôle protecteur pour l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et certains cancers (côlon, du sein et de la prostate).

=> L’autre étude disponible dans le BEH de cette semaine  : Épidémiologie des encéphalites infectieuses en France en 2007


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