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Les souvenirs sont au comptoir

Par Placebo
Angelo RINALDI, Les souvenirs sont au comptoir, Fayard, Paris, février 2012 (376 pages); support papier et epub sous DRM.
Les souvenirs sont au comptoir
Me voici, enfin, parvenu, si j'ose dire, au bout du comptoir, dont j'aurai fait, deux fois plutôt qu'une, le tour, le tout sur liseuse (et, à l'occasion, sur la tablette). Il en a déjà, sur ces pages, amplement question, mais, las, je crains de ne pas avoir persuadé au moindre d'entre vous de le lire. Aurais-je dû, mortel, glisser et non point appuyer ? Quoiqu'il en soit, en un ultime rappel le rideau tombé, ayant déjà traité du style, je me contenterai de vous en donner l'intrigue.
En quelques mots : Conti se remémore un dîner donné par Delozier, un confrère, il y a un quart de siècle pour souligner son quarantième anniversaire de naissance donné par son confrère Delozieroù sont conviés une quarantaine de personnalités. Conti ? Est-ce une référence au quai du même nom où se trouve l'Institut de France, sous la coupole duquel siège l'Académie française, cénacle où siège un certain Rinaldi depuis 2001 ? Quoiqu'il en soit, ce Conti, agent de finance dans une grande banque est, comme l'auteur, originaire de Corse, qui est, si j'ose la comparaison, à la France ce que la Sicile est à l'Italie. Pourtant, je me risquerais à affirmer que le véritable protagoniste du roman sont les souvenirs d'une vie remontant à la surface de la mémoire comme autant de bulles d'air à celle d'un plan d'eau et qui s'enchaînent les uns aux autres appelant et rappelant personnages et situations depuis une enfance insulaire jusqu'à une vie dans le monde de Paris -- monde de la banque, monde de la presse. S'il arrive qu'un nom prend du temps à se fixer sur un visage de naguère ou d'autrefois, il finira toujours par apparaître, fût-ce grâce à des souvenirs parallèles, et le récit de rebondir vers de nouvelles évocations, le présent ne servant, au plus, que d'appui à un mouvement perpétuel d'innombrables « hier encore... ».
Au bout du compte, les souvenirs ne sont-ils pas les plus beaux, et durables, monuments funéraires ?

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