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Bombes fumigènes dans le métro Un groupe radical soutient les accusés

Publié le 13 mai 2012 par Nuage1962

Un groupe radical fait de plus en plus de bruit pendant les manifestations étudiantes pour la hausse des frais scolaire. Des actes graves pour la population montréalaise et qui pourrait empirer si le gouvernement du Québec reste de marbre devant ce conflit ..
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Bombes fumigènes dans le métro

Un groupe radical soutient les accusés

Un groupe radical soutient les accusés

Crédit photo : gracieuseté SPVM

Si aucun lien officiel n’a pour l’instant été établi entre les personnes arrêtées, Roxane Bélisle, 23 ans, François Vivier-Gagnon, 22 ans, Geneviève Vaillancourt, 25 ans et Vanessa L’Écuyer possèdent tous les quatre des connaissances en commun membres de Force étudiante critique.

Par Mélanie Colleu | Agence QMI

Pour marquer sa solidarité envers les personnes arrêtées relativement à l’affaire des bombes fumigènes qui ont paralysé le métro jeudi matin, un groupe radical étudiant, dont fait partie au moins l’une des accusées, appelle à se réunir devant le palais de justice de Montréal lundi.

«Nous appelons à une vigile de solidarité avec les personnes arrêtées dans le cadre de ce dossier et avec toute personne judiciarisée ou blessée dans le cadre de la lutte actuelle», affiche Force étudiante critique en première page de son site internet.

Le rendez-vous est fixé à 11h30 lundi, devant le palais de justice de Montréal.

Ceux qui répondront à l’appel viendront entre autres apporter leur soutien aux quatre personnes qui ont comparu devant la justice samedi pour avoir jeté des bombes fumigènes sur les voies du métro de Montréal, paralysant le réseau pendant plus de trois heures.

Liens entre les accusés

Parmi les accusés, Vanessa L’Écuyer, 22 ans, est membre de Force étudiante critique. Elle a déjà prêté sa plume au journal du groupe radical plus tôt cette année.

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(Crédit: gracieuseté SPVM)

Si aucun lien officiel n’a pour l’instant été établi entre les personnes arrêtées, Roxane Bélisle, 23 ans, François Vivier-Gagnon, 22 ans, Geneviève Vaillancourt, 25 ans et Vanessa L’Écuyer possèdent tous les quatre des connaissances en commun membres de Force étudiante critique.

Positions radicales

Ce groupe d’étudiants radicaux s’est formé en novembre 2010. La plupart d’entre eux gravitaient déjà autour de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) à l’origine de la CLASSE. Jugeant les positions de cette dernière pas assez tranchées à leur goût, ils se dissocient aujourd’hui formellement des trois associations étudiantes principales (CLASSE, FEUQ et FECQ) et n’hésitent pas à critiquer vivement leurs actions et leurs positions.

La FECQ et la FEUQ «donnent l’image d’un mouvement étudiant faible face au gouvernement», écrit le groupe.

Il évoque également les «illusions puériles du président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin», et parle de la CLASSE comme d’une association qui a «vendu les trois mois de grève étudiante au gouvernement» en signant l’entente de principe il y a un peu plus d’une semaine.

«Pendant que nous sommes matraqués, gazés, blessés en essayant de perturber concrètement le congrès du Parti libéral, que certains perdent des dents ou un oeil, que nous mangeons du gaz, que nous tentons de renvoyer les bombes lacrymo vers la police (…) le porte-parole de la CLASSE nous appelle au calme», déplore Force étudiante critique, toujours sur son site, après les manifestations à Victoriaville.

Les médias et le gouvernement de Jean Charest en prennent eux aussi pour leur rhume.

Dissociation

De leur côté, les associations étudiantes se dissocient formellement du groupe radical.

«Ce n’est qu’un groupuscule qui s’est donné un nom pour signer les actes qu’ils posent. Nous les condamnons, ce n’est pas une façon de faire, considère Martine Desjardins, la présidente de la FEUQ. Au contraire, ça mine le support de la population dont nous avons besoin.»

La CLASSE affirme pour sa part ne pas avoir réellement entendu parler de cette formation étudiante.

«On la connaît plus ou moins. Je sais qu’ils critiquent le mouvement étudiant. Ils portent surtout des actions sur une base individuelle je crois», affirme Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE.

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