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Contre Hollande, la mauvaise foi de Jérôme Chartier n'a plus de limites

Publié le 15 mai 2012 par Juan
Contre Hollande, la mauvaise foi de Jérôme Chartier n'a plus de limites C'est une video, assez courte, publiée sur le site de l'UMP. Jérome Chartier, député du Val d'Oise, continuait sa séquence dénommée le Chiffre de la Semaine.
« Le chiffre de la semaine, c'est 3, comme le nombre de renoncements de François Hollande en une seule semaine. »
Fichtre! Qu'avait donc fait François Hollande ?
Nous décourvions qu'il y avait donc des Umpistes qui voulaient que François Hollande accomplisse en 5 jours ce qu'ils voulaient pas que Nicolas Sarkozy fasse en 5 ans.
« Le premier renoncement, c'est le renégociation du traité européen. » Et Chartier d'expliquer que Herman van Rompuy, José-Manuel Barroso et Angela Merkel auraient réitéré cette semaine leur refus de renégocier le traité européen. « Il n'y aura pas de rengéociation du traité européen,  ce sera le premier renoncement de François Hollande. » concluait Chartier. On toussait... La mauvaise foi était complète. D'autant plus que cette semaine a justement été marquée par une grave secousse politique en Grèce.Rappelez-vous Nicolas Sarkozy, le 4 mai dernier, quarante-huit heures avant le scrutin législatif grec: xxxx. Hollande n'a renoncé à rien concernant la renégociation, les positions exprimées par Rompuy, Barroso et Merkel ne sont pas nouvelles. En Allemagne, la chancelière a toujours autant besoin du SPD pour faire ratifier le traité, et des élections législatives sont toujours prévues dans 10 mois. 
Qu'avait donc Chartier à ajouter à sa séquence ? Le plafonnement des prix de l'essence serait abandonné. Pour une fois, un UMPiste énonçait presque correctement la promesse, bloquer les tarifs de l'essence et non du pétrole. Pendant la campagne et jusqu'au débat de l'entre-deux tours, Sarkozy n'avait cessé de caricaturer la proposition de Hollande. Jeudi, l'AFP s'indignait en effet de l'abandon de cette « promesse phare de François Hollande pour préserver le pouvoir d'achat ». A tort. De quel abandon parle-t-on ? De quoi s'agit-il ? En janvier dernier, le candidat socialiste avait avancé l'argument suivant: «Il faut avoir une discussion avec les distributeurs d'essence, il n'est pas possible d'avoir une montée du prix telle qu'elle est aujourd'hui. Il faut un blocage temporaire du prix de l'essence lorsqu'il y a une répercussion très rapide de la hausse et une absence de répercussion de la baisse». En d'autres termes, si le prix à la pompe continue de flamber, il faudra le bloquer. Mais s'il baisse... qui serait assez crétin pour le bloquer ? Or justement, depuis quelques semaines, les prix de l'essence à la pompe ont fléchi. « Il faut bloquer quand ça monte » a expliqué Michel Sapin. Ben oui...
Troisième et dernier renoncement dénoncé par Jérôme Chartier, « la remise à plus tard du plafonnement des salaires des chefs d'entreprises publiques ». De quoi parlait-il ? La mesure n'a pas été reportée sine die. Michel Sapin, le 10 mai dernier, a confirmé: « Il faut mettre en place la règle, bien entendu, ce qui a été dit sera fait ». Mieux, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF vient justement de s'y rallier. Jérôme Chartier était-il si désabusé pour raconter de pareilles billevesées ?
Ce député est évidemment candidat à sa succession en juin prochain. Sur le département du Val d'Oise, François Hollande est arrivé en tête avec 53% des suffrages exprimés. Mais à Domont, la petite ville dont il est maire, c'est Sarkozy qui est arrivé premier, avec près de 4.000 voix et 53% des votes.


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