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François Hollande prend l'Elysée et ... l'addition Sarkozy

Publié le 15 mai 2012 par Juan
François Hollande prend l'Elysée et ... l'addition Sarkozy C'est enfin le jour. Nicolas Sarkozy remet les clés de la boutique élyséenne ce mardi à François Hollande. Mais de quel bilan hérite-t-il ? L'inventaire a déjà commencé, mais il n'est ni achevé, ni statique. D'autres coups durs sont à craindre, d'autres cadavres dans les placards sont à découvrir.
François Hollande prend l'Elysée mais il devra payer l'addition Sarkozy.
Voici les quelques chiffres qu'il nous faudra donc assumer:
70 milliards d'euros de déficit commerciale en 2011
(contre 28 milliards d'euros en 2006, un record déjà à l'époque).
2,9 millions de demandeurs d'emplois, sans compter les 1,5 millions en activité partielle à fin décembre 2011 (contre 1,95 millions en février 2008).
5,2% de déficit budgétaire en 2011
(contre 2,2% en 2007)
43,9% du PIB en prélèvements obligatoires en 2011
(contre 43,4% en 2007)


1.717 milliards d'euros de dette publique fin 2011, soit 89% du PIB
(contre 1.152 milliards fin 2006, soit +565 milliards en 5 lois de finances...)
Il y en a d'autres. Ils ne sont pas meilleurs.

L'UMP quitte l'Elysée. 
Lundi 14 mai, François Hollande a dit au-revoir à son parti: « Je ne participerai plus à aucune instance partisane ». Ou encore: « Permettez-moi avant cette longue éclipse - cinq ans, c'est court! - que je goûte le moment qui m'est accordé (…). Je suis encore pour quelques heures avec vous ». Il faut encore remporter les élections législatives. « Aussitôt une étape franchie, une autre arrive, c'est ça la vie. Chacun pense qu'il a atteint son objectif et déjà un autre arrive ».
Il y a 5 ans, Nicolas Sarkozy entamait sa campagne législative comme s'il était encore président de l'UMP. Président de l'UMP, il le resta 5 années durant. C'était triste, clivant, anti-républicain.
Il y a 5 ans, le 16 mai 2007, Alain Juppé filait à la brigade financière juste avant de devenir ministre. Voici ce que nous écrivions, il y a 5 ans, jour pour jour. Ou presque. Pour mémoire.
Alain Juppé devait (ou devrait) rejoindre le gouvernement de François Fillon, pour en être our être numéro deux du futur gouvernement, seul ministre d'Etat à la tête d'un probable portefeuille regroupant l'environnement, l'énergie et les transports.
Mais il a été entendu hier pendant 4 heures par des policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif) de Nanterre, en qualité d'ancien adjoint aux Finances de Jacques Chirac à l'hôtel de ville, et d'ancien secrétaire général du RPR, sur commission rogatoire de la juge d'instruction de Paris, Xavière Simeoni.

Cette audition se déroulait dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en août 1995, devenue une information judiciaire en décembre 1998, sur les emplois fictifs de la Mairie de Paris dans les années 1980 et 1990.
La police avait chiffré le préjudice de ces emplois fictifs, des employés du RPR rémunérés par la Municipalité parisienne, à 4,5 millions d’euros. Plusieurs hauts-fonctionnaires de la mairie de Paris ont déjà été mis en examen pour "détournement de fonds publics"(Michel Roussin, Daniel Naftalski, Robert Pandraud, Rémy Chardon et Bernard Bled). En 2003, la cour d’appel de Paris avait annulé plusieurs mises en examen, contre l'avis de la juge d’instruction de l’époque, Colette Bismuth-Sauron. En avril 2007, la cour de cassation avait rétabli ses mises en examen.
Alain Juppé, déjà condamné en 2004 à un an de prison avec sursis et quatorze mois d’inéligibilité dans une affaire d’emplois fictifs, est à nouveau mis en cause pour ses fonctions de secrétaire général du RPR.




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