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La croissance verte, bénéfique pour tous !

Publié le 15 mai 2012 par Sequovia

La croissance verte, bénéfique pour tous !Le dernier rapport de la Banque Mondiale met l’accent sur l’importance d’une croissance verte pour le développement durable des pays. Considéré comme un des trois piliers du développement durable, la prise en compte de l’impact environnemental est indispensable et nécessaire à la croissance des populations et des Etats, aussi bien dans les pays « émergents » que ceux appelés « développés ».


  • Le contexte mondial actuel

La Banque Mondiale a publié la semaine dernière un rapport sur « le développement vert ». Il commence par une introduction qui met en lumière le constat suivant : « la croissance s’est trop souvent faite aux dépens de l’environnement ». En effet, lors de ces 20 dernières années, quelques 660 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et plus d’un million d’individus ont vu leur niveau de ressources augmenter.

En parallèle pourtant, le « capital naturel de la terre » se consume petit à petit. En effet, nous utilisons les ressources de notre planète de manière « inefficiente » et gaspillons une part importante de celles-ci. En outre, nous ne considérons pas suffisamment « les vrais coûts sociaux de l’épuisement des ressources ».

Malgré la croissance globale, encore 1,3 milliard de personnes vivent sans électricité, 2,6 milliards d’individus n’ont pas de système sanitaire, et près d’un milliard d’êtres humains n’ont pas d’accès à l’eau potable. La croissance a donc exclu une partie de la population mondiale, qui n’a pas profité de l’augmentation des richesses.

  • Les bénéfices des politiques vertes…

Les principaux obstacles à la croissance verte sont « le manque d’instruments de financement » ainsi que « l’inertie politique et comportementale », explique le rapport. L’aspect financier n’est pas le principal frein, bien que communément accepté comme tel. En effet, les politiques vertes, même si elles représentent une dépense à court terme, contribuent au développement économique durable.

Ainsi, elles permettent d’un côté une meilleure qualité des terres, et une diminution des risques de désastre naturel. Par ailleurs, certaines politiques entraînent une hausse de l’efficience de l’utilisation des ressources. A l’image de la « taxe d’encombrement » mise en place à Londres ou à Stockholmn et qui incite les usagers à prendre les transports en commun, ou à utiliser le covoiturage, tout en rapportant de l’argent à l’Etat.

D’un autre côté, « la réglementation verte peut stimuler l’innovation ». Lorsqu’elle est adaptée et correctement conçue, elle peut devenir « le moteur principal pour l’adoption progressive d’innovations ».

Finalement, les politiques vertes peuvent être à l’origine de la réduction des inégalités, à travers « la création d’emploi, et l’atténuation de la pauvreté ». De plus, elles permettent de mieux résister aux chocs environnementaux et économiques, et ainsi de « réduire la volatilité de la production ».

  • … pour tous !

Les politiques vertes, comme nous l’avons expliqué représentent un investissement conséquent pour leur mise en œuvre ; toutefois le ROI justifie leur mise en place. Ainsi, il n’est pas efficient pour les pays émergents de chercher à croître à tout prix sans pour autant prendre en considération la dimension environnementale de leurs activités.

Cette question ne figure pas dans la liste des priorités de la majorité des populations vivant en dessous du seuil de pauvreté qui luttent quotidiennement pour se nourrir et se loger. Protéger la biodiversité et l’environnement reste donc le cadet de leurs soucis. Le rapport de la Banque Mondiale défie toutefois ces termes, en démontrant que la préservation de leur environnement peut avoir un fort impact sur leurs revenus (tout en favorisant la création d’emploi), et leur bien-être général.

Ainsi, la mauvaise gestion de la ressource en eau affecte non seulement la santé des familles, mais aussi son utilisation pour l’agriculture. En outre, la purification de l’eau représente une dépense colossale, en comparaison avec le simple fait de la préserver. C’est donc la confirmation du fameux proverbe « mieux vaut prévenir que guérir ».

Enfin, certaines actions ont des conséquences sur de longues périodes, voire sont irréversibles (extinction d’espèces animales ou végétales par exemple). Les décisions prises au niveau des infrastructures urbaines sont également difficilement modifiables, d’où l’intérêt d’appliquer dès aujourd’hui un développement durable.

  • Avis Sequovia

Les évolutions démographiques et socio-économiques de ces dernières années ont entraîné une croissance de la consommation globale de la population mondiale. Les activités humaines non contrôlées provoquent des modifications sur notre environnement, qui en retour affectent négativement les ressources de notre planète. Les premiers touchés sont hélas ceux qui ont le moins de ressources.

C’est pourquoi, les Etats tout comme les organisations (collectivités, entreprises, associations…) se doivent de contrôler leur impact sur l’environnement, en instaurant des politiques d’actions en faveur de l’environnement et de sa préservation. Le retour sur investissement se concrétise par un développement durable et soutenable, favorable à tous les niveaux socio-économiques.

Le rapport complet de la Banque Mondiale est disponible à cette page.


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