Images qui défilent, tournoyent autour de moi, insaisissables, rieuses, légères, j'essaye de les attraper, je n'y arrive pas, elles gémissent, m'appellent, je n'y arrive pas, cloué sur place, aussi dur que de soulever un bloc de béton. Abandonner. Ne plus me battre. Accepter la régression avec tranquillité. Accepter l'idée de la chute. Les jours s'effeuillent et je ne suis plus le même, je suis un autre, je doute, je grisonne. Quand un matin je serai sur une plage, les yeux posés sur la mer, je penserai à ce moment, sans rancune aucune. La vie n'est pas sous mon commandement. La vie est une belle sauvageonne. La vie n'a pas besoin de moi pour frémir.