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10 raisons pour l’UMP de se réjouir

Publié le 25 mai 2012 par Variae

Ça ne va pas très fort à l’UMP. La guerre de succession sarkozyste, entre Fillon et Copé (en attendant d’autres prétendants), fait rage et les insultes hypocrite », « bouffeur de merde ») volent bas. Nous pourrions, dans le camp d’en face, nous en satisfaire ; mais le militant de gauche est un authentique progressiste, qui fait passer le bien de son semblable avant toute autre considération. Variae, blog reconnu d’utilité publique, a donc décidé de faire le point sur les raisons qui pourraient, malgré tout, faire renaître un sourire plein d’espoir sur les visages de ses adversaires, mais néanmoins frères en humanité.

10 raisons pour l’UMP de se réjouir

1) La nouvelle direction de l’UMP ne peut pas faire pire que ses prédécesseurs

Depuis 10 ans, la droite enchaîne les échecs. Expulsée des exécutifs régionaux en 2004 et 2010, éjectée des grandes villes en 2001 et 2008, dépouillée du Sénat en 2011, définitivement dépassée dans les conseils généraux la même année, l’UMP – et ses satellites – n’avait que la présidentielle et les législatives consécutives pour se consoler. Jusqu’à la victoire de François Hollande en mai 2012. Une fois les législatives 2012 perdues et l’inventaire du sarkozysme définitivement bouclé, la droite pourra repartir tranquillement, avec le cœur léger de ceux qui ont les poches vides.

2) On sent les prémisses d’un renouveau idéologique majeur à droite

C’est un signe qui ne trompe pas : les clubs fleurissent à l’ombre de l’arbre de l’UMP. Un véritable printemps des idées nouvelles, qui ne manquera pas de régénérer un camp trop longtemps sclérosé par la pensée unique sarkozyste. Avec la « droite forte », Guillaume Peltier espère fédérer « la nouvelle génération » que « Sarkozy a fait émerger ». Encore plus iconoclaste, Brice Hortefeux veut créer l’association des « amis de Nicolas Sarkozy ». Laurent Wauquiez, avec sa « droite sociale », entend en finir avec la dérive droitière des années précédentes, en luttant courageusement contre « le cancer de l’assistanat ». Un combat que pourrait sans doute partager « la droite populaire », qui saluait il y a peu le « retour » de Nicolas Sarkozy sur des thématiques telles que « l’assistanat ». Droite populaire dont le leader Thierry Mariani vient de bénéficier du soutien de Jean-Pierre Raffarin, lui-même figure de proue du club des « humanistes ». Comment un tel foisonnement, une telle frénésie de différenciation, ne pourrait-elle pas apporter une grande bouffée d’air frais à droite ?

3) Plus d’un an s’écoulera entre le congrès de l’UMP et les prochaines grandes élections

En 2008-2009, le PS avait eu la malchance d’enchainer son légendaire congrès de Reims avec des européennes, en conséquence très douloureuses. Au contraire, plus d’un an va s’écouler entre le congrès de l’UMP cet automne et les municipales de 2014. Une belle grosse douzaine de mois pour se réconcilier et panser ses plaies, après s’être mis minable durant un congrès sanglant. Si ce n’est pas un cadeau du destin !

4) Sarkozy ne va pas tarder à revenir mettre bon ordre dans son camp

François Fillon et Jean-François Copé n’ont pas attendu longtemps pour enterrer la figure tutélaire de leur camp (« il n’y a plus de leader naturel »). Il est vrai que Nicolas Sarkozy a clairement déclaré vouloir arrêter la vie politique. Comme Jospin avant lui … avant de tenter un comeback à l’été 2006. Roselyne Bachelot, elle, est catégorique – Sarkozy arrêter la politique, « même pas en rêve » – tandis que Claude Guéant tient à préciser que son ancien patron ne briguera plus de mandat … local. Bref, le retour de Sarkozy n’est sans doute qu’une question de mois, et avec lui la fin de la récréation et de la chienlit.

5) Tout le monde à droite appelle au rassemblement

Alain Juppé a été très clair : « J’appelle les uns et les autres au rassemblement ». Tout comme François Fillon : « J’entends parler de guerre, il n’y a pas de guerre ». Pas moins que Michèle Alliot-Marie : « Le problème aujourd’hui, c’est de gagner les législatives ». Pas plus que le sage Raffarin : « Le temps des ambitions personnelles n’est pas venu. Priorité au collectif ». Et que dire de Copé qui prône le rassemblement « matin, midi et soir » ? Bref : tout va bien. En quelle langue faut-il vous le dire, enfin ?

6) On ne peut plus se traiter d’escroc publiquement

Arnaud Montebourg vient d’en faire les frais. C’est une bonne nouvelle : un qualificatif peu flatteur de moins que les candidats à la succession de Nicolas Sarkozy pourront s’échanger par voie de presse.

7) Hervé Morin ne semble pas prêt à mettre en danger l’UMP

Un spectre hante l’UMP : l’organisation par Hervé Morin d’un puissant mouvement de centre droit, capable de concurrencer l’ex-parti présidentiel et de le vider de sa substance. Fort de ses 1% dans les sondages, le lider maximo du Nouveau Centre aurait déjà pu éliminer Nicolas Sarkozy au soir du 22 avril, nonobstant sa sagesse toute centriste, qui l’a conduit à retirer sa candidature en amont. Pour le moment, il semble toujours disposé à épargner l’UMP agonisante. Mais restons prudent : on ne sait jamais.

8.) Quelqu’un a des nouvelles de Jean-Louis Borloo ?

Voir le point précédent.

9) Selon le Monde, Jean-François Copé a déjà gagné

29 figures de l’UMP soutiennent Copé, contre 7 Fillon. Cela évitera bien des combats fratricides.

10 raisons pour l’UMP de se réjouir

10) Selon i-Télé, François Fillon a déjà gagné

44% des Français soutiennent Fillon, contre 12 Copé. Cela évitera bien des combats fratricides.

Romain Pigenel


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