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U’i ‘āpī i mua, la jeunesse en avant

Publié le 26 mai 2012 par Kevai @GMlePRESQUILIEN

U’i ‘āpī i mua, la jeunesse en avantTaimana ELLACOTT m’avait envoyé il y a quelques temps, comme à tous les médias et sites politiques sur le net polynésien, son projet : « un projet d’avenir qui commence aujourd’hui ! ».

J’ai été immédiatement séduit par ce projet et la jeunesse des auteurs. Cela fait tant d’années que j’encourage mes élèves de collège à ce qu’ils deviennent plus tard en réussissant leurs études, les nouveaux ambassadeurs de la Polynésie Française de demain. L’intelligence, le potentiel intellectuel est important dans notre fenua de par le mélange de sangs différents qui ont fait cet immense pays maritime depuis des siècles.

Comment ne pas encourager cette jeunesse incarnée aux législatives par Taimana ELLACOTT !

Après avoir écrit un billet sur Sandra LEVY-AGAMI qui représente dans sa circonscription un réel avenir si les électeurs le veulent bien, il me semblait normal d’en faire autant pour cette jeunesse estudiantine et compétente polynésienne, qui essaime le monde.

Si nous voulons changer notre classe politique usée par le clientélisme, les affaires. Si nous voulons que la Polynésie sorte de ce gouffre sans fond dans lequel nous ont plongé les 13 gouvernements (sic) successifs depuis 2004, il faut oser. Oser la jeunesse, sa grande compétence même sans expérience qui la met à la même hauteur que les décideurs des grands pays.

Sinon nous, électrices et électeurs, nous n’aurons plus qu’à nous taire à jamais.

Je vous propose de découvrir cette interview de Taimana ELLACOTT, qui se présente dans la 3e circonscription. Il représente l’ensemble de cette jeunesse gagnante et audacieuse, qui ne demande qu’à travailler et s’investir pour notre pays, la Polynésie Française.

U’i ‘āpī i mua, la jeunesse en avant

Bonjour Taimana, nous entendons beaucoup parler de toi, mais peux-tu nous dire qui es-tu ?

Je suis avant tout un jeune qui fait partie de cette majorité du peuple polynésien qui a moins de 25 ans, et qui observe cette déchéance au niveau politique. Nous sommes un diamant brut que personne n’arrive à tailler pour qu’il brille de mille facettes.

J’ai 24 ans, sans réelles expériences sauf peut être au niveau associatif ou j’ai été Président de la Fédération des AEPF pendant 2 ans et de l’AEPF Bordeaux.

J’ai un solide bagage économique (Licence d’économie stratégies décisions et politiques économique, Maîtrise et Master de Management) et je prépare actuellement les concours de la haute fonction publique d’État…

Pourquoi cette candidature citoyenne pour la jeunesse, pourquoi la 3e circonscription ?

Parce que nous ne voulions pas créer un énième parti politique, et parce que tous les décideurs politiques que nous avons rencontrés n’ont pas voulu écouter nos propositions de politiques publiques. Nous voulions ré-axer le débat et les projets de politiques publiques sur la jeunesse polynésienne, trop souvent oubliée… Apparemment nous avons réussi puisque la plupart de nos concurrents ont rajouté une partie jeunesse dans leur profession de foi. Sauf que le meilleur moyen d’agir pour la jeunesse, ce n’est pas de promettre mais de projeter. Notre projet existe, il a été réfléchi pour la jeunesse polynésienne, mais surtout par des jeunes de Polynésie Française qui sont le plus à même à définir les solutions à leurs propre problèmes.
Le choix de la 3e circonscription n’a pas été stratégique, il est simplement symbolique.

A nouvelle circonscription, nouvelle ère polynésienne.

Ce projet concret, tu peux nous en parler ?

U’i ‘āpī i mua, la jeunesse en avant. C’est un projet en 4 parties, la 1ère ( Un député jeune, un projet jeunesse ) est le travail du député en partenariat avec le pays. Nous espérons convaincre le pays, avec la légitimité de nos voix, d’acter ces politiques publiques en faveur de la jeunesse. La 2ème partie (« Législatives » rime avec « Société active ») concerne les préconisations que nous allons faire à l’exécutif de l’État. La 3e partie, la plus intéressante, concerne le travail du député à l’Assemblée nationale ( « Députation » rime avec « Nation » ).

Nous proposons

-   Une banque  sociale d’investissement financée par la défiscalisation outremer

-   Une direction d’intelligence économique territoriale des outremers

-   Un contrat de croissance outremer

-   Une parité jeune sur les listes électorales

-   …. La dernière partie parle du financement et des relances économiques, elle permet de légitimé le projet en le rendant économiquement viable.

Ce projet est lourd, tu n’es pas un peu trop jeune pour le porter ?

Si nous avons eu la tête pour le réfléchir, le structurer et le proposer aujourd’hui au suffrage, et que nos têtes sont posées sur nos épaules, nous aurons donc les épaules et les reins assez solides pour supporter et défendre ce projet au niveau national.

De plus, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté début mars de l’année dernière la loi d’éligibilité à 18 ans (proposée par Maxime Verner, mon soutien national). Ce qui veut dire que les sénateurs et les députés ont décidé de faire confiance en la jeunesse. « Si vous êtes capables de voter à 18 ans, vous êtes capables d’être député ». Ce qui fait qu’à 24 ans, je suis peut être même un peu trop vieux… ou en retard ? (rire)

Cette candidature est-elle sérieuse, face aux politiciens rusés et leurs clans, dans ta circo ?

Cette candidature sera sérieuse si les électeurs nous font confiance, ce n’est pas à moi à la définir. En tout cas on y met toutes nos tripes, notre cœur et notre esprit. Soutenu par tous ces jeunes oubliés, je ne peux que me battre jusqu’au bout pour eux. Et puis François Hollande s’était présenté à 27 ans contre Jacques Chirac dans son fief de Corrèze, et aujourd’hui il est Président de la République, comme quoi il n’est pas certains qu’on se brûle les ailes au point de ne plus pouvoir se reconstruire.

Quelles sont tes dernières paroles pour convaincre les électeurs ?

Je souhaite encore lancer un appel, un appel citoyen, à tous les indécis, les résignés, les abstentionnistes, les jeunes et les moins jeunes de Polynésie Française : Allez voter… Vous pouvez faire changer les choses ! Il y a en général 40% d’abstentions aux élections législatives dans notre pays, alors qu’il faut seulement 12,5% des voix des inscrits pour se maintenir au 2e tour. Le nombre important de candidat devrait augmenter vos chances de trouver le bon, le meilleur et non plus le moins pire… Pas forcément le meilleur en tout, mais le meilleur dans les sujets qui vous tiennent à cœur. Et si vous pensez que la jeunesse est importante et qu’elle doit être aidée, protégée ou encore actrice aujourd’hui, de la Polynésie de demain, alors prêtez-nous votre voix, pour qu’ensemble nous puissions travailler dès à présent pour notre Polynésie de demain. Te aroha ia rahi.

Cet après-midi, Taimana sera en meeting dans les jardins de la mairie de Punaauia à 14h00. Allez le découvrir sans retenue.

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