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Les contre

Publié le 18 mars 2008 par Raphael
Selon le préambule d’une entrevue à l’émission Les publications universitaires, l’éditorialiste en chef à La Presse André Pratte possèdent « des positions politiques qui contrastent avec les positions généralement défendues dans la communauté universitaire du Québec »
Des positions politiques contrastées au reste de la communauté universitaire, ça ressemble aux grévistes contre la grève de l’UQÀM. Ils ont une position politique minoritaire dans les assemblées générales de l'instigatrice de la grève, l'AFESH, où se tient un des vote de grève.
Environ 10 à 20% des intervenants qui osent parler aux micros ont une opinion contraire à la majorité. Contraire à la grève. La majorité les exhorte à faire entendre leur voix : « emmener en des arguments contre! »
Voici quelques munitions argumentaires pour cette minorité d’étudiants, prise dans l’entrevue citée ci-haut, accordée par M. Pratte. Il est contre la gratuité scolaire et considère le gel des frais de scolarité, une erreur. Les grévistes revendiquent « vers la gratuité scolaire contre toute augmentation des frais de scolarité et abolition de tous les autres frais (afférents, technologiques, etc.) »
- En vertu de quel principe l’État doit tout payer à tout le monde? Tout payer pour les gens qui ont les moyens de se payer des études…
- Depuis 20 ans, toutes les études montrent que les droits de scolarité n’ont aucun impact sur le taux de fréquentation universitaire s’il y a un programme de prêts et bourses adéquat destiné aux étudiants les plus pauvres.
- Par le passé, les droits de scolarité très bas ont permis de faire des gains pour combler le recul du Québec en éducation. Par contre, aujourd’hui, grâce au gel des droits de scolarité, nos universités sont plus pauvres que celle du reste du continent.
C’est bien beau être contre, mais que proposer de mieux?
André Pratte défend l’idée de l’indexation. «Décidons d’un niveau d’appui que l’État doit donner à l’université. Admettons 75 % des frais de scolarité. Ensuite, chaque année, on greffe à ce pourcentage l’augmentation du cout de la vie. On maintient le ratio 75-25, mais on augmente la part versée par l’étudiant ET par l'État proportionnellement à l’augmentation du coût de la vie.
Si le gel des droits persiste, on se dirige vers la gratuité scolaire puisque c’est seulement à l'État d’éponger l’augmentation du cout de la vie. Si le taux de fréquentation universitaire diminue avec le ratio 75-25, on s’ajustera.»

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