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Deux exemples d'abjection journalistique

Publié le 05 juin 2012 par Assouf
Le premier : Zemmour vs. Barbier

Avec Zemmour, on est dans la critique intégrée comme disaient les situationnistes. Il critique un peu le système, mais on le garde dedans parce que ça n'est pas très dangereux. Parfois, c'est un peu trop, alors il se fait virer et retrouve une petite chaise ailleurs. Il ne s'agit pas d'en faire un héros de la liberté d'expression : il ne dit finalement rien d'extraordinaire. En revanche, ceux qui lui font des procès (médiatiques) sont vraiment en-dessous de tout.
Et jamais, mais jamais ! on ne trouvera de LICRA, de CRAN, de SOS Racisme pour s'énerver contre l'idéologie de Christophe Barbier. Ou alors pour des anecdotes insignifiantes. Par contre, il peut déblatérer à longueur de journée ses thèses colonialistes ingérentes, il ne sera jamais viré. C'est-à-dire, les >> anti-racistes << se battent contre des Zemmour qui semblent peut-être ne pas trop aimer les noirs et les arabes mais qui veulent les laisser tranquille, mais ne s'attaquent jamais à des Barbier qui les adorent les noirs et les arabes et qui les adorent qu'ils veulent aller les tuer chez eux et faire des survivants des buveurs de coca >> démocrates << et dégénérés.

Le second : Le Pen vs. une ribambelle de journalistes
Même chose avec Le Pen, opposé à toute ingérence dans les affaires d'un pays. Lui est déclaré raciste donc ennemi des noirs et des arabes. Par contre, toutes ces bonnes consciences journalistes qui sont favorables à toutes ces guerres d'ingérence colonialistes, eux sont les amis des gens qu'ils font tuer.
Le Pen et Zemmour sont à mon opposé, politiquement. Ça veut dire : nous nous opposons (entre nous) (à la même chose).
Leur monde ne sera pas le mien. C'est d'ailleurs pour ça que je les choisis pour illustrer cette bérézina de la Vérité passée au moule de la propagande journalistique. (La deuxième raison, c'est qu'il n'y a personne à gauche d'aussi médiatique pour tenir la place, et heureusement !)
Par contre, pas question ni pour eux de droite, ni pour nous de gauche, d'accepter celui des oligarques et de leurs valets.
Ces journalistes sont insupportables. Les réponses de Le Pen sont trop faciles. Les questions sont si ignobles !
"Est-ce que vous condamnez les massacres qui sont perpétrés actuellement en Syrie et faut-il un départ selon vous de Bachar el Assad ?"
"Pourquoi vous faites ces comparaisons ?"
"Vous voulez dire que c'est peu, 6000 morts ?" (POMPON ! JACKPOT ! Grand Prix de la question ignominieuse)
Pas question d'étudier la pertinence des comparaisons (comment le pourraient-ils ?), non, il leur faut leur dose de moraline. Il leur faut entendre Bachar est vilain. En fait ils espèrent ne pas l'entendre et faire passer Le Pen pour un assoiffé de sang. Soit t'es pour renverser les gouvernements les uns après les autres (dès qu'ils ne te plaisent pas), soit tu es pour les tortures d'enfants, les massacres de civils, etc.
Marie-Eve, qui a déjà décroché la palme, se surpasse :
"Votre point de vue est de dire que M. Assad est libre de faire bombarder les populations civiles, si c'est pour le maintien de la paix dans son pays..."
Déjà la question n'a pas de sens. On n'assure pas la paix en bombardant (sauf chez Orwell et par extension, chez toute l'oligarchie de nos pays >> démocratiques <<.
"curieusement pacifiste de votre part..."
Mais ! Oh ! C'est vous qui voulez la guerre !
Bon, ils m'énervent. Mais je crois que vous l'avez compris.

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