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Une église menacée de destruction pour des logements « sociaux »

Par Oratoirenotredamedefatima @nd_fatima
L’église Sainte-Rita, rue François-Bonvin, dans le 15e arrondissement de Paris devrait être démolie : aujourd’hui, les probabilités de pouvoir sauver ce lieu de culte sont très faibles. A sa place, des logements « sociaux » devraient être construits. Elle a été vendue à un promoteur, faute de moyens pour l’entretenir. Cette affaire tragique permet de mettre en lumière deux points, dont un que nous avions déjà évoqué sur ce site. 1/ Le logement « social » est une escroquerie Facile de deviner les attaques verbales infiniment répétées des opposants de l’Église dans cette affaire. Le christianisme appelle à la « générosité » et à l’« entraide », ce qui doit nous, Chrétiens, nous laisser nous réjouir de la démolition d’un lieu saint.Seulement voilà. Les logements « sociaux  » sont construits avec l’argent du contribuable qu’on prélève de force, même chez les familles les plus modestes (par la TVA et les cotisations salariales). Ces mêmes familles sont par la suite obligées de faire appel à l’État pour survivre… car l’État les empêche de vivre dignement en leur prélevant trop d’argent. Un cercle vicieux qui n’offusque aucune bonne âme qui vient donner des leçons de solidarité aux fidèles, mieux placés que quiconque pour définir le partage, la défense de la propriété, et donc des familles les plus fragiles. La dignité des familles spoliées de leur argent et condamnées à vivre dans de l’habitat public qu’elles financent elles-mêmes est une injustice. Le logement « social » n’est ni gratuit, ni solidaire. 2/ Il FAUT que les biens de l’Église appartiennent à l’Église ! Pourquoi un tel délabrement des églises qui conduit à la justification de telles profanations? Parce que, les églises étant la propriété des communes, en l’occurrence la Ville de Paris (à 75 %), leur réfection pâtit des choix politiques faits par les municipalités successives. Mais comment se fait-il que, dans un pays où l’Église et l’État sont séparés, ce dernier soit propriétaire des lieux de culte et donc responsable de leur entretien ? Il faut remonter à la Constitution civile du clergé (1790) pour expliquer pleinement le problème. En 1789, les caisses de l’État sont vides (comme aujourd’hui) : le roi Louis XVI convoque donc les états-généraux. Les députés du tiers-état font alors valoir que s’il y a de l’argent à trouver, c’est du côté de la noblesse et du clergé qu’il faut se tourner. Ainsi est donc fourni le prétexte de la « nationalisation » (lire : expropriation) des biens du clergé. Pour compenser cette expropriation, le Premier consul Bonaparte fait adopter en 1801 le Concordat, qui laisse à l’État la propriété des églises, mais fait des prêtres des fonctionnaires et finance l’entretien des églises. En 1905, l’État cesse de financer le culte, mais, conservant la propriété des églises, il en paie donc l’entretien.

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