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Les hackers m’écoeurent

Publié le 05 juin 2012 par Legraoully @legraoully

« On reconnaît là la valeur des personnes ! Car leur grand courage les pousse à attaquer dans le dos ! » (Carmen G.M.)

Ici Brest, les Bretons parlent aux Lorrains ! On me dit que faire du piratage, sur Internet, c’est un jeu d’enfant : ce n’est déjà pas spécialement à l’honneur de ceux qui le font… Mais quand bien même cela serait effectivement facile (je n’ai jamais essayé, je n’en vois absolument pas l’intérêt), il me semble que pour y arriver, il faut posséder des connaissances en informatiques qui, sans être formidablement poussées, sont tout de même supérieures à celles dont dispose le pauvre utilisateur de base qui va sur Internet de temps en temps et dont moi et une bonne partie de l’équipe du Graoully déchaîné sommes des spécimens parmi tant d’autres.

Je veux dire que je suppose, à tort ou à raison, que réussir à faire du piratage informatique suppose des connaissances en la matière qui ne nécessitent pas la formation extrêmement assidue dont ont pu bénéficier les « vrais » spécialistes et peuvent être à la portée d’un autodidacte sous réserve qu’il passe des heures et des heures voire des journées entières devant son ordinateur afin d’en connaître le fonctionnement de A à Z. La voilà donc probablement, la vie de l’apprenti pirate informatique (qui peut s’ignorer, certaines vocations naissent de la pratique) : des journées entières devant l’écran de son ordinateur à s’abîmer les yeux, sans jamais voir la lumière du soleil ni respirer l’air profond de l’océan et se « nourrissant » de junk food plus bourrative qu’autre chose qui transforme les artères en périphérique parisien à l’heure de pointe…

Les hackers m’écoeurent

Comment ne pas devenir aigri, avec un tel régime ? Comment ne pas être jaloux de ceux qui n’ont pas eu l’idée géniale de passer à côté de la vraie vie ? Ces mous du bulbe voudraient bien, tels les monstres qui peuplent les livres d’héroïc-fantasy nunuche et films de science-fiction à deux balles qui font le gros de leur culture, sortir de leur cloaque une fois pour toute histoire de décharger sur les passants leur rancœur et leur kalachnikov, seulement voilà : leur système musculaire atrophié et leur mauvaise graisse leur interdisent de faire plus de dix mètres à pied à moins de risquer un lumbago, ils n’ont pas les moyens de s’acheter une autre kalachnikov que celle qu’ils emploient au 57ème niveau de « World of Mes couilles III » parce que tout leur argent part dans l’achat des jeux de ce type, et de toute façon, quand bien même ils arriveraient à sortir, l’air du dehors ferait éclater leurs poumons et ils devraient renoncer très vite à violer leurs victimes, n’ayant plus entre les jambes qu’une quenelle molle plongée dans un coma profond dont seul YouTeub peut la sortir…

Alors que font-ils pour se venger des gens « normaux », ceux qui vont sur Internet de temps en temps ? Ils les attaquent en s’en prenant à leurs sites internet ; car les gens qu’Internet n’a pas rendus débiles et amorphes créent eux aussi des sites internet, que ce soit pour partager leurs passions, pour faire connaître leurs pratiques artistiques, pour partager leurs connaissances ou, comme nous au Graoully, pour s’exprimer sur des sujets qui les intéressent ou les indignent. Voilà donc LE terrain sur lequel les geeks peuvent revendiquer une supériorité sur ceux dont ils jalousent l’amour de la vraie vie : ces derniers, en effet, n’ont de connaissance informatique que le strict nécessaire, juste ce qu’il faut pour que leur site soit aussi beau, aussi clair, aussi intéressant, aussi distrayant et aussi instructif qu’ils le souhaitent ; il peut leur arriver de faire appel à un VRAI spécialiste pour les aider, mais celui-ci ne peut pas surveiller tout le temps la bonne santé du site. Dès lors, il suffit d’une minute d’inattention des administrateurs du site et CRAC ! Le grand méchant geek, tapi dans l’ombre, se prenant pour un terrible savant fou disposant de toute la puissance d’une science dévoyée sous prétexte qu’il a percé le secret des codes d’accès à l’espace privé d’un pauvre site sans défense, viole l’intimité de que à quoi tant de pacifiques bénévoles avaient donné le jour et défait en quelques minutes tout ce que ces petites mains, patiemment, avaient bâti jour après jour. Il ne laissera de son forfait qu’un triste panneau désespérément blanc interdisant à quiconque l’accès au site ou, pire, la page d’accueil de je ne sais quelle poubelle de pixels, page de mauvais accueil d’un site dont le manque d’intérêt prend des proportions face auxquelles celles de l’Univers tout entier passeraient pour les mensurations de Tom Pouce… J’ouvre une parenthèse : je fais exprès d’écrire des phrases à n’en plus finir pour emmerder les pirates du net, « geekisés » jusqu’à la moelle et donc pratiquement incapables de lire une phrase de plus de quatre mots sans que leur cervelle ne s’y prenne les pieds jusqu’à trébucher ; on ne dira jamais assez à quel point la générosité verbale est une arme défensive plus efficace contre les hackers que tous les barbelés du monde – je referme la parenthèse.

Les hackers m’écoeurent

Car ces minables, qui détruisent pour le plaisir, sans raison, gratuitement, on les appelle des « pirates », ce qui n’est pas rendre le meilleur hommage possible aux vrais flibustiers, souvent de vaillants combattants, qui hantent et terrorisent les mers depuis déjà des siècles ; on les surnomme aussi « hackers » pour faire américain, ce qui n’est pas des plus glorieux, le verbe anglais to hack signifiant « taillader ». Quand on veut les nommer, soit on leur fait trop d’honneur, donnant ainsi un semblant de justification à leur tendance à se prendre pour Che Guevara, soit on les dévalue, faute d’avoir encore pu trouver le terme exact pour dire à quel point ils peuvent empoisonner le quotidien du pauvre petit travailleur laborieux qui ne peut pas toujours être attentif à tout ni voir des ennemis potentiels partout… Fort heureusement, leurs dégâts ne sont pas toujours irréparables : les administrateurs du site vandalisé peuvent compter sur le secours du connaisseur qui leur rend aimablement service pour que tout rentre dans l’ordre. Mais hélas ! Le pirate, ce fourbe, lâche rarement sa proie du jour au lendemain ; il reviendra bientôt, toujours plus lâche, toujours plus aigri, toujours plus habile, toujours plus nuisible… Comme si la vie n’était pas assez difficile comme ça, il nous faut dormir d’un œil seulement et se tenir prêt à contrer ses attaques, transformant ce qu’on avait envisagé comme une distraction inoffensive en un jeu de guerre au scénario à peine digne de Rambo III

Tout ceci pour dire que les piratages à répétition dont le Graoully déchaîné a été victime dernièrement trahissent peut-être une relative négligence de ses contributeurs qui ne pensent pas forcément à se déconnecter après avoir publié un nouvel article, mais ces actes ne déshonorent que les lâches anonymes qui les ont commis, qui n’ont manifestement rien de mieux à faire que de saboter le travail d’autrui histoire de se venger de ceux qui n’ont pas gâché leur vie en la gaspillant à décrypter des données informatiques à n’en plus finir ! Pour preuve, de chacun de ces passages difficiles, le Graoully est ressorti plus vivant, plus vindicatif et plus poétique que jamais, grâce à la détermination de ses contributeurs et grâce à l’efficacité dont a fait preuve Max, notre webmaster (grâces lui soient rendues !), pour extirper le mal à chaque fois. Hackers, je m’expose certainement à des représailles de votre part en vous le disant, mais vous êtes les rats de la toile, vous vous prenez pour des rebelles mais vous n’êtes jamais que des minables sans talent, sans intelligence et sans créativité : vous n’empêcherez pas notre webzine de renaître de ses cendres après chacune de vos attaques et, surtout, vous ne pourrez jamais aller assez loin dans le piratage au point de pouvoir aussi attaquer les cerveaux et les sensibilités de Carmen, de Jonathan, de Mikaël, de Cédric, de Maude, de Jérôme, d’Êve et de tous les autres graoulliens. Allez vous faire foutre, je ne veux plus de vous parmi mes lecteurs, ceux qui s’intéressent à la vie autrement qu’en cliquant sur le mulot sont assez nombreux pour m’assurer une clientèle potentielle confortable. Allez, salut les poteaux !


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