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Ludwig UHLAND : Agonie (2. L’ORGUE.)

Par Unpeudetao

Bon voisin, avant que j’expire,
Touchez encor l’orgue pour moi ;
Nous verrons quel est son empire,
Et s’il réveillera dans mon coeur quelque émoi.

Elle dit et pria ; l’artiste
Fit mieux que tous les autres jours ;
Mais son morceau si doux et triste
Une fois terminé, s’oublia pour toujours.

C’étaient d’étranges symphonies
Qui naissaient alors sous sa main ;
Quand il les eut toutes finies,
La pauvre enfant avait du ciel pris le chemin.

Ludwig UHLAND (1787-1862), poète allemand.

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