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Folle contre Rottweiler

Publié le 12 juin 2012 par Clesan

La candidate socialiste est en difficulté au second tour face au dissident socialiste Olivier Falorni, qui devrait être soutenu par une partie de la droite locale. 

Ségolène Royal (XAVIER LEOTY / AFP)

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Les patronnes du PS et d'EELV, Martine Aubry et Cécile Duflot, ont fait le déplacement à La Rochelle, mardi 12 juin, pour soutenir Ségolène Royal, en grande difficulté face au dissident PS, Olivier Falorni.

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 est venue accueillir les deux femmes sur le quai de la gare de La Rochelle. Toutes trois se sont ensuite rendues à la préfecture, où Ségolène Royal a déposé vers 11 heures sa candidature dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.

"Nous sommes convaincus que la seule candidate de la gauche (...) gagnera dimanche prochain et ce n'est pas les voix des sarkozystes et de l'extrême droite qui vont faire battre la candidate de gauche dans une terre de gauche", a mis en garde Martine Aubry à son arrivée à La Rochelle.

S'il était finalement élu, Olivier Falorni se verrait ainsi fermer les portes du groupe PS à l'Assemblée.

"C'est une circonscription qui a voté à gauche" à la présidentielle, "qui se reconnaît dans la majorité et dans François Hollande", renchérit la ministre écologiste, Cécile Duflot, pour qui Ségolène Royal est "la candidate de nous tous rassemblés". Elle a expliqué être venue "apporter un message de clarté et de sérénité".

Soutien de François Hollande

François Hollande a également apporté son soutien à Ségolène Royal sur la profession de foi de second tour de la candidate à la députation. 

Dans un encadré assorti de la photographie qui figurait sur ses propres affiches de campagne, le président de la République indique : "Dans cette circonscription de Charente-Maritime, Ségolène Royal est l'unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui".

Folle contre Rottweiler

Un soutien très disputé

Ségolène Royal avait fait mettre Olivier Falorni en demeure de modifier son matériel de campagne avant le premier tour, lui reprochant de se présenter comme "candidat soutenant la majorité présidentielle" et d'avoir mis sur sa profession de foi une photo le représentant avec François Hollande.

Lundi encore, Olivier Falorni a répété devant la presse : "Je suis ancré dans la majorité présidentielle de François Hollande. Je l'accompagne depuis plus de 12 ans, j'ai été son mandataire lors des primaires citoyennes, donc il est tout naturel que je me revendique de son message puisque j'ai été un de ses rares fidèles dans les traversées du désert qu'il a pu connaître".

Figure également dans la profession de foi de Ségolène Royal, juste sous l'encadré de François Hollande, le soutien de l'actuel député-maire PS de La Rochelle Maxime Bono, qui attaque de front l'adversaire de la présidente de la région Poitou-Charentes, Olivier Falorni, ex-premier secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime. Il écrit : 

Les attaques que Ségolène Royal a subies dans cette campagne sont indignes. Elle est à nos côtés bien plus présente depuis des années que celui qui la traite avec mépris de 'parachutée' et qui, entre autres, fut invisible pendant la tempête Xynthia alors que sans relâche Ségolène Royal était à nos côtés pour apporter des secours".

Il accuse "l'autre candidat" de "semer la discorde", et lance que "le bilan de ses trois mandats locaux est bien maigre".

"Les insinuations selon lesquelles elle serait absente dès son élection ne sont que des médisances malveillantes et mensongères", assure Maxime Bono, concluant : "Faites lui confiance comme je lui fais confiance".

La profession de foi de Ségolène Royal est également accompagnée d'un texte manuscrit de la part de la candidate, dans lequel elle adresse "un grand merci pour (m)'avoir placée en tête du premier tour" à ses électeurs, qu'elle appelle à "donner à notre circonscription (...) une voix forte et humaine, sereine et honnête, pour nous défendre et pour avancer".

Le duel de second tour opposera dimanche Ségolène Royal, qui a obtenu 32,03% au premier tour, et Olivier Falorni, qui a rassemblé 28,91% des suffrages mais devrait être soutenu par une partie de la droite locale, très hostile à la présidente de région.

Victorieuse ou battue, mais en politique toujours

Ségolène Royal a assuré qu'elle n'arrêterait pas la politique si elle était battue aux législatives à La Rochelle. Comme on lui demandait sur BFMTV-RMC si elle arrêterait en cas de défaite, la présidente de Poitou-Charentes a répondu que "non".

"Non", a-t-elle répété, "parce que si ça arrive, ce sera dans un contexte assez malsain ou des voix sarkozystes seront venues pour me faire barrage". Mais, a assuré l'ex-candidate à l'Elysée, "ça n'arrivera pas parce que la morale politique, le travail doivent l'emporter".

"Ce n'est pas seulement moi qui suis attaquée, c'est aussi une façon pour la droite de fragiliser le pouvoir en place". "C'est la raison pour laquelle ce maintien n'est pas moral politiquement,", a-t-elle dit à propos de Olivier Falorni.

"La candidate qui peut se prévaloir du soutien du gouvernement et du président de la République, vous l'avez devant vous", a lancé Ségolène Royal.

 

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